20.02.2008

TUTTI

Pour ceux qui sont rentrés de vacances ou bien ceux qui ne sont pas partis (comme moi !) voici quelques annonces de spectacles :


Au théâtre
TRIMAGES :

 « 
Folle Amanda » de Pierre BARILLET et Jean-Pierre GRÉDY
"Un grand succès du Boulevard, drôle et cocasse :
Ancienne vedette du Music-Hall, Amanda a vécu en cigale et connaît maintenant des jours difficiles. Elle a gardé intacts sa joie de vivre et le dynamisme qui firent sa gloire. Incurable optimiste, elle compte sur la publication de ses Mémoires et sur son come-back sous les feux de la rampe pour se renflouer. La visite de son ex-mari, devenu un ministre très en vue, compromet ses plans et bouleverse une seconde fois son existence..."

Mise en scène : Marie-Claire BLANCO
Avec : Emmanuelle LORRE, Pierre TODO, Yvette STEVE, Moussa BA, Marc BRET, Jean-Robert THIERRY, Michel BLANCK et Nathalie ROBERT
Chansons : Michel EMER - Arrangements : Michaël CREUSY

Les jeudi 21 à 19h30, vendredi 22 à 20h30 et samedi 23 à 18h00
Plein tarif : 14 € / Tarif réduit : 10 € (étudiants, chômeurs, seniors, adhérents Trimages, FNAC, Virgin, CE, associations, groupes de 10 personnes)
Réservations : téléphone 04 93 16 89 36 - mail
infos@theatretrimages.com 

Emmanuelle Lorre, chargée de communication
Théâtre TRIMAGES
17, rue d'Alsace-Lorraine
06000 NICE
Tel 04 93 16 89 36

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Ensuite, un spectacle que l’on sert à table : c'est-à-dire que des comédiens sont mêlés au personnel d’un restaurant et accomplissent de petites scènes entre deux plats, voire en les apportant.
Il s’agit essentiellement de monologues et de dialogues extrait de textes d’Eugène DURIF et de Rémi DE VOS (c’est une simple coïncidence avec la programmation au Théâtre de La Semeuse, voir plus bas)

Ce sera les

Mardi 26 février au « DÉMODÉ », rue Benoît BUNICO à NICE
Jeudi 20 mars au « PÊCHEURS », 18 quai Docks à NICE
Puis les
Mardi 29 avril au DÉMODÉ
Mardi 27 mai au DÉMODÉ
Mardi 10 juin au DÉMODÉ

Le tarif est de 20€ avec le repas, sans compter le vin et le café, mais avec un apéro offert. (On m’indique qu’il faut payer à l’entrée, on me précise même qu’il y a 5 €uros pour la Cie du Lundi, et 15 €uros pour le restaurant !)

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Puis, au TEOCALI, nous avons deux dates à retenir :

Le
vendredi 22 février :
« Que braià mi meti ?»
One man show de et par XAVIER BORRIGLIONE
"Toinou,  vieux berger et joueur de fifre de la Vésubie, mène une vie simple et paisible, assis au bord du monde dans sa ferme de Gaudissart. Un jour, au hasard de la vie, son chemin va croiser celui de Kamel, un jeune délinquant de la cité. De cette rencontre, improbable et décalée vont naître de grands moments de partage que Toinou vous livre à travers un récit tour à tour hilarant, délirant et émouvant."

Le samedi 23 février « Kaena Colora » (flamenco)
Pascal GOMEZ, Melina RUIZ (danse) -  El Quino (guitare) - Miguel FERNANDEZ, Laura  SCIBETTA (chant) - Dito MALEN (percussions, palmas et jaleos)
"Le flamenco est un art créé par le peuple gitan et andalou, sur la base d'un folklore populaire issu des diverses cultures qui s'épanouissent au long des siècles."

Réservations / renseignements au 04 93 62 91 18 ou 06 60 91 39 68
teocali@tiscali.fr

www.leteocali.com/

Café-théâtre LE TEOCALI
16, rue Benoît BUNICO
06300 (VIEUX) NICE

Et dans cette même salle, les vendredi 29 février et samedi 1er mars à 20h30 :
« TANO »
One man show de et par TANO
"Plus que des sketchs, ce qu’il écrit ressemble à des petites comédies. TANO a la maîtrise des coups de théâtre et l’art du développement. Il sait tirer un argument à sa chute, sans jamais l’étirer. Entre le rire et les larmes il parle de nos obsessions, de nos tabous. Acerbe et cynique, il regarde le monde avec humour et tendresse."
A son actif : Prix du Jury au Festival de Villeurbanne en 2006 ; vainqueur à Monaco aux Sérénissimes de l’Humour 2007 ; Prix du Jury 2007 au Réservoir à Paris au festival organisé par Juste pour Rire…

Retrouvez tout TANO sur
www.tano.fr/


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Il n’y a pas qu’à Nice où l’on peut trouver des spectacles vivants et intéressants : au théâtre ANTIBÉA par exemple.
"Après son succès au Festival OFF d'Avignon 2007, venez (re)découvrir la fantaisie musicale « Prévert & Imprévus »".

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les vendredi 22 & samedi 23 février à 20h30 et le dimanche 24 février à 16h00
Tarif normal : 15 € - réduit : 12 €

Théâtre ANTIBÉA
15, rue Georges Clémenceau, ANTIBES
Réservation au 04 93 34 24 30

La Cie Une Petite Voix m'a Dit
12, rue Delille 06000 NICE
06 20 72 37 27
Contact : Sabine

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Toujours en dehors de Nice, nous avons la commune de LA GAUDE qui accueille la
Cie ARKETAL

J’ai déjà parlé de cette structure qui s’est spécialisée dans l’univers de la marionnette (cliquez ICI pour relire l’article), son site reste en lien dans la fameuse "colonne de gauche".
Ils se produisent bien au-delà des Alpes-Maritimes, mais régulièrement petits et grands du 06 peuvent admirer un de leurs spectacles. Notez donc leur prochain rendez-vous :

« L'OEIL DU LOUP »
D'après Daniel PENNAC
Le 7 mars 2008 à 10h30 et 14h00
La Coupole - 06610 LA GAUDE
Tel. 04 93 24 49 81

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Le
Théâtre L'IMPASSE programme un one-man-show :
« FIGURES LIBRES » de et par Jean-François SANTOLINI
2deb653f763069640df0fdf808faa59a.jpg"C'est une galerie de portraits déjantés et surréalistes d'individus qui peuplent un univers à peine plus fou que le vrai... Ce sont donc des personnages en liberté, affranchis des barrières du possible, qui caricaturent jusqu'à l'absurde nos comportements et poussent des situations quotidiennes dans leurs retranchements les plus grotesques. Après ça, vous n'achèterez plus jamais votre pain comme avant…"


du 21 au 28 février ; jeudi, vendredi et samedi à 21h00, dimanche à 20h00
Tarif : 15€ - Réduit : 12€ - Car'1Passe : 10€

L'IMPASSE-THEATRE
Rue de la Tour
06300 (VIEUX) NICE
Tram: Cathédrale Vieille Ville
Réservation au 06.70.62.19.34 ou 04.93.92.66.25
contact@theatredelimpasse.com


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Le théâtre de La Semeuse, quant à lui, nous propose :
« Projection Privée », de Rémi DE VOS
"Un homme rentre tard chez lui et trouve sa femme devant la télévision. Ils échangent quelques mots ; ça ne prête pas à conséquence, puisque le film n'a pas encore commencé. L'ennui, c'est que l'homme n'est pas seul : l'accompagne une fille rencontrée au Copacabana quelques heures plus tôt. Et là, ça na va plus. Car… comment regarder tranquillement la télévision dans ces conditions ?"

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Avec Aline ROSSIGNOL, Jean-Louis STORA et Valérie CECCHINI
Mise en scène de Stéphane EICHENHOLC

les 6, 7, 8 et 9 mars puis les 14, 15 et 16 Mars
Jeudi, vendredi, samedi à 20h30 et dimanche à 15h00
Réservations au 04 93 92 85 08

Théâtre de la Semeuse
2, Montée Auguste Kerl - Vieux Nice


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« Nez pas Gourmand qui Veut »
(cliquez ICI pour relire l’article)
Ce spectacle de clown est autant pour les enfants que pour les grands, vraiment.

Le 22/03/2008 à 13h30 à la salle Hermès d’ACROPOLIS
Téléphone : 04 93 92 83 00

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Au Théâtre de la Cité

« Mystère Bouffe », comédie de Dario FO & Franca RAME.
"Prix d'interprétation au Printemps des Comédiens. Ralph SCHÜTTE brûle littéralement les planches… " Nous annonce-t-on. Et c’est vrai. J’avais déjà cité Ralph, lors de l’avant-dernier article, comme professeur de théâtre à l’Atelier du Cours. Mais il est avant tout comédien, et même bon comédien. Il y a deux ans, à La Semeuse, j’avais déjà vu ce spectacle drôle, proche de la Comedia del Arte ; j’avais passé une très bonne soirée. Plus tard, j’ai eu la chance de jouer avec lui dans « Un Grand Cri d’Amour », de Josiane BALASKO. Et bien, non seulement c’est un bon comédien, mais en plus c’est un gars très sympathique.

« Mystère Bouffe », c’est du vendredi 29 février au samedi 08 mars
Tarif normal : 15 € - comité d’entreprise : 12 € - réduit : 10 €
Renseignements et réservations 04 93 16 82 69
Théâtre de la Cité
3, rue Paganini à NICE
 
Ce même théâtre programme, les 14, 15, 16 et 17 mars (du vendredi au lundi) « Couple ouvert à deux Battants », une autre comédie de Dario FO & Franca RAME.
"Sur le thème du couple et de ses contradictions, cette comédie satirique drôle et vive qui décortique la traditionnelle scène de ménage, pousse jusqu'à la caricature l'hypocrisie du mâle, la rouerie de la femelle, la ruse des deux. Un homme trompe sa femme : jusque là, rien d'anormal. Ils représentent, finalement, le joli couple fermé, dit "traditionnel". Sa femme, follement désespérée, tente, avec enthousiasme, drôlerie et dynamisme de se suicider, sans accepter pour autant de se laisser suicider par son mari. Sourd à son appel au secours, le mari lui propose une union libre dans laquelle « Ô ! Liberté ! », serait possible d'aller voir ailleurs à son gré. C'est l'exceptionnel couple ouvert !"

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Adaptation : Valéria TASCA
Mise en scène : Stéphane EICHENHOLC
Distribution : Claire TULOUP - Denis DUTHIEUW
Décors : Patrick SCARRONE
Participation musicale : Stéphane BRUNELLO - Bande son Studios MDS


Enfin, pour les pauvres malchanceux qui, pour une raison ou pour une autre, ne pourraient absolument pas sortir ces prochaines semaines, allez donc écouter un extrait du répertoire de Marie-pierre FOESSEL en cliquant sur ce lien :
www.myspace.com/foessel

17.07.2007

Quelques dates à retenir pour ces prochains jours

Parmi les spectacles proposés lors du 3ème festival de théâtre à Colomar « les Colo’comédies 2007 », il y en a deux qui me paraissent intéressants :

Le samedi 21 juillet, à 20h30 – « Rencontres », de Guy FOISSY (l’affiche mentionne Guy FOSSY, mais c’est sûrement une erreur…), interprété par la Cie l’Épigramme, dont j’avais autrefois interviewé l’une des comédiennes (cliquer ICI pour relire l’article).

Le dimanche 22 juillet, à 20h00 - « Les Fourberies de Scapin », de MOLIÈRE, interprété par la Cie La voix du Silence, que j’ai vue à l’œuvre dans « l’Avare », du même auteur. Je peux dire que leur version Commedia dell’Arte est excellente, on voit que c’est un style qu’ils travaillent depuis longtemps. Renseignements au   04 92 15 17 34   ou   06 03 13 86 14
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Marie-Pierre FOESSEL Chante Gainsbourg
d’une façon très personnelle dans son excellent récital « l’O à la bouche ».

En juillet, les mardi 17 et mercredi 18 puis les mardi 24, mercredi 25 et jeudi 26 ; à 21h00.
Au Théâtre du Cours, salle de l’Atelier (rue de la Barillerie)
Renseignements – réservations au 04 93 80 12 67

Enfin, une comédie "jardinière" et "déambulatoire" : « le Tour de l’Infini », de Thierry VINCENT, interprété par la Cie BAL.

Cela fait deux fois que j’essaye d’assister à une de leurs représentations, mais à chaque fois mes essais sont contrariés. Donc, pas vu. Malgré tout, leur programme me met l’eau à la bouche.

Si quelqu’un parmi vous souhaitait aller voir ce spectacle (pour petits et grands), qu’il n’hésite pas ensuite à nous en faire un commentaire, je le reproduirai ici volontiers.

C’est à 19h00, les jeudi 19 et mardi 24 juillet, au Trophée des Alpes de La Turbie ;

ou les vendredi 20 et samedi 21 juillet, toujours à 19h00, à la Serre de la Madonne, à Menton.

L’entrée étant gratuite et le nombre de places limité, les réservations sont obligatoires, au 06 20 78 54 60.

Ainsi, l’été, beaucoup de spectacles se passent en plein air, dans des structures construites pour cet usage, ou bien dans des lieux détournés de leur fonction habituelle. Le public est souvent plus décontracté, les imprévus sont plus nombreux (bruits provenant du voisinage, animaux intempestifs…)

Que l’on ne s’imagine pas pour autant reproduire les mêmes cérémonies que nos prédécesseurs de l’Antiquité : à cette époque, les spectacles étaient joués en fin d’après-midi, vers le mois de mars. De plus, d’après ce que j’ai lu, le public était beaucoup moins discipliné que de nos jours…

Qu’à cela ne tienne, profitons de l’été pour aller au spectacle, découvrir de nouvelles choses.

10.05.2007

P. I. A. F.

Quatre lettres seulement, mais qui en disent tant ! Je suis donc allé voir ce spectacle de chant dont j’ai parlé lors de mon dernier article (voir plus bas).

D’ordinaire, il me faut toujours plusieurs minutes pour arriver à m’immerger dans une histoire. Mais ici, est-ce parce que je ne suis pas chanteur ? Je me suis très vite laissé transporter par cette voix qui nous servait de si belles émotions. Les photos insérées ici ne suffiront pas hélas à illustrer l’ambiance qui était perceptible ce soir là. Un lieu comme l’Impasse Théâtre, déjà cité sur ce blog, était particulièrement bien adapté à ce genre de récital. La proximité avec le public servant bien le côté profondément humain et populaire des chansons de « la Môme ». Un spectacle parfaitement au point, bénéficiant d’une mise en scène simple mais donnant une touche personnelle bienvenue, incluant des textes de présentation.
Une seule chose m’a chagriné durant cette petite heure et demi : une compagnie était venue agrémenter le spectacle avec des performances dansées. L’idée était bonne, voire originale ; mais malgré leur talent, les deux jeunes danseuses nous ont servit une chorégraphie trop académique, et surtout sans rapport avec l’univers de PIAF. La danse et la chanson faisaient des interférences sans jamais se sublimer. Faudrait-il abandonner pour autant cette piste ? Ce serait dommage. Mais je crois qu’il faudrait alors y consacrer davantage de séances de travail et de recherche.

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Aucun temps mort et un public conquis, il ne s’agit pas d’une pitoyable imitation sans intérêt, mais bien de chansons interprétées avec le cœur par une femme qui a une voix et une sincérité bien à elle. L’artiste, qui a choisit comme nom de scène Babeth, a bien voulu répondre à quelques questions, tout juste après son récital.

En interprétant les chansons d’une artiste comme Édith PIAF, est-ce qu’on ne se sent pas un peu écrasé par le personnage ?
Le personnage est écrasant, j’en suis consciente, mais je ne me sent pas écrasée de l’interpréter. Vous avez bien vu les gens comme ils ont bien réagis aux chansons. Les chansons, ce qui est important, c’est de les interpréter. Et moi, je suis heureuse au contraire, heureuse de pouvoir chanter PIAF. Je ne l’imite pas : je la chante.
Oui, on a bien vu : vous n’avez pas la même voix, pas le même look ! Vous n’imitez pas Édith PIAF mais vous interprétez ses chansons.
Voilà, je me refuse à imiter PIAF.
Est-ce qu’on se fait mal en interprétant ce genre de chanson ?
On s’investit complètement dans une chanson, par exemple « Mon Dieu » ou « Mon Légionnaire »… on l’habite quoi, et moi, c’est ça ma passion.
Mais est-ce que cet investissement, justement, ne provoque-t-il pas de la douleur ?
Non, c’est que du bonheur pour moi ; non, non, je ne souffre pas. (sourire) Je fais passer la souffrance qu’on peut ressentir dans les chansons d’Édith, mais moi je ne souffre pas.medium_Illustre-Piaf-06.jpg
Quel(s) sacrifice(s) vous aura-t-il fallu consentir pour pouvoir présenter un spectacle comme celui-ci ?
Ce n’est pas moi que j’ai sacrifiée en fait, moi je me fais plaisir ! Mais on est obligée de sacrifier un peu son conjoint – parce que je suis mariée. Parce que vous voyez là je suis ici ce soir et lui il est à la maison tout seul. Car lui ce n’est pas sa passion. Vous voyez, il y a juste ça qui est un peu embêtant. Mais sinon tout va très bien.
On peut donc avoir une passion dévorante et avoir une vie de couple qui se passe bien ?
Voilà ; mais il sait que cette passion-là c’est très important pour moi ; et donc, il ne m’empêchera jamais de le faire… Mais c’est vrai que lui, de temps en temps, il est un peu seul.
medium_Illustre-Piaf-09.jpgQuelle formation, quel travail vous a le plus servi pour votre spectacle de ce soir ?
Ce qui m’a beaucoup servi, c’est le théâtre. Je suis toujours au Conservatoire figurez-vous. Cela fait douze ans que je suis dans un Conservatoire, et je fais ma dernière année en deuxième année de perfectionnement.
On peut rester douze ans au conservatoire ?
Eh bien oui, parce c’est comme à l’école : on commence en préparatoire, puis en élémentaire etc. et on finit en perfectionnement. Maintenant, ce qui me reste, c’est pour être professeur, mais je ne veux pas le devenir.
Mais en tant que chanteuse ou en tant que comédienne ?
En tant que comédienne. La présence sur scène me vient de là.
Et un peu la mise en scène, non ? Car il y a une mise en scène là aussi.
Bien sûr, c’est un ensemble. Quand on fait du théâtre on apprend à vivre les situations, en fait ; le corps suit. Je chante une chanson, je n’ai pas besoin de penser à mes gestes, ils viennent tout seul.
C’est un peu le système de Stanislavski…
Peut-être, un petit peu, si vous voulez… Mais bon, pas trop…
Quel est votre professeur ?
Il s’appelle Lucien ROSSO. C’est un excellent professeur de théâtre. C’est avec lui que j’ai travaillé les textes ; il m’a beaucoup aidé à leur élaboration. La voix que vous entendez – la voix off, le texte de COCTEAU – c’est lui qui le dit !
La compagnie Chrysalide, qui participe à votre spectacle, en faisait-elle partie dès l’origine ?
Non, c’est rapporté. Disons que la petite Célia est venue me voir en janvier quand je suis passée ici, elle est venue deux fois, et puis elle a fini par venir me voir en me disant : votre spectacle vraiment me plaît ; je suis danseuse, est-ce que vous accepteriez que je crée des chorégraphies sur certaines de vos chansons et que je partage le spectacle avec vous. Je lui ai dit : écoutez, quand on a une passion, il faut aller au bout. Ça vous plaît, moi je suis là, allez-y, proposez-moi quelque chose. La prochaine fois que je passe je vous regarde et je déciderai. Et voilà, elles sont là ; elles ont bien travaillé !
medium_Illustre-Piaf-04.jpgC’est une belle démarche… Les chansons de PIAF sont-elles fixées dans la gélatine ou bien sont-elles encore vivantes pour le public ?
C’est quelque chose qui n’est pas prêt de se perdre. Parce que ces chansons peuvent vous toucher quelque part, parce que vous aurez vécu quelque chose qui y ressemble, comme n’importe quelle chanson de maintenant. Voilà pourquoi ces textes sont éternels. Ça ne s’arrêtera jamais.
Est-ce que vous accepteriez de recommander un spectacle qui n’est pas de vous, ni de votre entourage ?
Oui, bien sûr. Il y a un garçon qui s’appelle Luc BRIAN. Et je crois que si je devais proposer un spectacle quelque part, je le proposerais. Quand un spectacle me plaît, qu’il me touche, et que je vois que ça tient la route, alors c’est sans problème.

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Je ne manquerai pas de terminer cet article en vous conseillant de vous rendre sur le site de Babeth en cliquant ICI. (Ce site sera, comme désormais, mis en lien sur la colonne de gauche !)

30.03.2007

« Moins 2 » : 18 sur 20

Roger DUMAS avait eu le Molière "meilleur comédien second rôle" en 2006 pour son interprétation dans cette pièce [ cliquez ICI pour (re)lire l’article ]. Mais ce soir, une affichette nous annonçait que le comédien à la voix puissante et au timbre si particulier était encore malade. C’est Jean-Louis BÉRARD qui le remplaçait. Nous espérons bien sûr que Roger DUMAS va se rétablir prochainement. J’imagine qu’un tel changement a dû profondément changer la tonalité de la pièce. En effet, même si son remplaçant est tout à fait à la hauteur, son accent et sa prosodie font davantage penser à quelqu’un comme Fernand SARDOU plutôt qu’à Roger DUMAS.

medium_Illustre-TNN-02.jpgMalgré cela, le tandem de ces deux caractères différents fonctionne parfaitement. En effet, cette pièce très bien écrite par Samuel BENCHETRIT fonctionne souvent comme un enchaînement de sketchs, presque un duo comique. Le fil rouge cependant est un sujet grave : la mort. La mort certaine et toute proche. Et l’amour aussi, l’amitié. C’est un système très efficace que d’aborder des sujets aussi sérieux en déclanchant le rire. Et ici, le rire flirte souvent avec l’humour noir ; le style de jeu habituel à Jean-Louis TRINTIGNANT est ici bien employé. Un autre système efficace est celui d’une scénographie réduite aux accessoires les plus essentiels, accessoires qui constituent presque à eux seuls le décor.

Tous les autres personnages sont joués par Alexandra LONDON et Manuel DURAND. Samuel BENCHETRIT, qui signe aussi la mise en scène, fait ici un choix qui n’est pas rare au théâtre. Il m’est déjà arrivé de jouer plusieurs rôles dans un même spectacle. Il s’agit souvent d’un clin d’œil, d’une manière de montrer que ce n’est pas tout à fait sérieux.

Le programme annonce un spectacle d’une durée de 1h40, mais ce soir là, c’était plus court. Il y avait bien 5 minutes de moins. Rires moins nombreux ? (si, si, ça agit sur la durée d’un spectacle, je peux l’affirmer), coupures volontaires ou pas dans certaines scènes ? Je pense plutôt que cela a été dû à quelque chose comme le rythme plus rapide de Jean-Louis BÉRARD par rapport à celui de Roger DUMAS.

Est-ce une déformation : au début du spectacle, je commençais déjà à me demander ce que j’allais écrire dans cet article, lorsque je fus gêné par la faible portée de la voix des comédiens. Je me disais que peut-être tout le monde s’était ajusté au volume le plus faible, afin de ne pas créer de différence perceptible. Mais tout de même, j’étais situé près de la scène, que pouvaient donc bien entendre ceux qui se trouvaient au Paradis ? (le « Paradis » désigne la galerie située tout en haut de la salle ; le tarif est moins cher et, souvent, lorsqu’on veut louer une place au dernier moment, il en reste toujours dans ces étages élevés…) Mais très vite j’oubliais ce problème, constatant que la salle toute entière riait de bon cœur à chaque occasion. Ce n’est qu’une fois dehors que je fus rejoint sur un passage clouté par un couple de personnes âgées. L’homme me dit, en attendant que le signal piéton passe au vert : « Dommage qu’on n’entendait pas trop bien, car cette pièce est vraiment bien écrite. »

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Pour terminer ce compte-rendu, je vous invite à découvrir un commentaire très différent en cliquant ICI. Je n’ai pas eu le temps de chercher où cette spectatrice avait pu voir la représentation qu’elle commente.

21.03.2007

S.O.S.

Lors d’un récent repas pris en famille, j’ai dû subir les attaques de toute la tablée :

 

« Alors Luc, quand est-ce qu’on te voit dans une autre comédie ?

- Eh bien, après « les Femmes Savantes », je vais jouer dans une pièce de FASSBINDER, « Gouttes dans l’Océan », c’est un très beau drame qui est …

Et là on m’a coupé la parole : Ah mais alors c’est pas une comédie – Ah mais alors on rie pas ! Ah mais alors ça va être "prise de tête" - Ah moi si on rigole pas je viens pas… etc. Combien de temps encore devrais-je entendre qu’un spectacle, s’il ne fait pas rire, est forcément difficile à comprendre et ennuyeux. Les choses douloureuses, les choses d’apparence complexe, les choses graves n’engendrent pas forcément des spectacles rébarbatifs et incompréhensibles bon sang !

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Au secours ! Tous ceux qui pensent que la Culture ne peut pas être monochrome, répétez-le autour de vous : que l’on cesse d’imaginer que les pièces de Jean-Paul SARTRE sont des casse-tête pour intello ! Cela n’a rien à voir. Chacun d’entre nous, quels que soient son éducation et ses goûts, peut aller voir ce genre de spectacle. Il ne s’agira pas pour lui d’aller se creuser la cervelle ou perdre son temps, il s’agira pour lui de recevoir ce qu’on lui donne avec sincérité et amour ; et même de participer à une grande et belle cérémonie : celle de la communication collective. Excusez du peu !

Je suis peut-être le plus petit comédien du monde, mais j’ai l’immense prétention de penser que chaque chose de moi que je lance sur scène finira bien un jour par porter ses fruits. Attention, je ne suis pas naïf : un spectateur un peu trop économe qui irait voir « l’Avare » de MOLIÈRE n’en ressortirait pas moins avare ! Bien sûr que non. Mais, tout ce qu’on lâche lors d’une représentation finit tôt ou tard chez l’un ou l’autre des spectateurs, d’une façon imprévisible. IMPRÉVISIBLE mais POSITIVE.

« Combien de gens ne sont abstraits que pour paraître profonds » disait… je ne sais plus qui. Et l’art en général est victime de ces usurpateurs, qui ont rendu le public méfiant. Il y a, parmi les liens proposés sur la colonne de gauche, celui du blog de Christian, qui nous raconte la vie à la campagne, avec ses ânes. Et bien, ce blog est donc monotone et triste ? Il ne faut pas aller le visiter ? On risque de s’y ennuyer ? Il ne se passe jamais rien dans les collines désertées par les hommes ? J’ai eu la chance d’être invité à passer une journée "la haut" avec ces ânes. Là-bas, pas de centre commercial, pas de bar, de pub, pas de plage ni de rue animée ; pas la peine d’emporter de l’argent. La photo qui orne le papier peint de mon PC représente mon fils guidant une des ânesses sur un chemin caillouteux. Le bonheur qui se lit sur son visage est sans égal, un bonheur différent.

Allez donc voir des pièces de ANOUILH, FASSBINDER, IONESCO ou SARTRE et goûtez enfin des moments différents.

08.03.2007

Marie-Ségolène présente

Aujourd’hui, Je vous propose simplement de lire la transcription du sujet abordé par la candidate PS sur CANAL + à 19h45. C’est l’artiste CALI qui a soulevé la question. Était également présente la comédienne Jeanne MOREAU.

 

medium_Illustre-Marie-Segolene-02.JPGCALI : [ … Le statut des Intermittents ] est l’aide la plus efficace pour le monde artistique. Et, évidemment, il y a donc un déséquilibre financier, on le sait, mais on sait aussi, c’est terrible, que c’est dû à des abus d’entreprises, des entreprises de télévision ou des entreprises de production, des entreprises même publiques, qui n’hésitent pas à payer comme des Intermittents des présentateurs, des réalisateurs, des techniciens alors que ces gens là ont des contrats à durée déterminée, ont des contrats à long terme et, évidemment pour ces entreprises, c’est beaucoup plus avantageux pour payer les journées de congés ou les jours de repos, de faire payer ça àmedium_Illustre-Marie-Segolene-01.2.JPG la collectivité. Mais c’est quand même scandaleux aujourd’hui de voir que ce sont les artistes qui sont dans la précarité, les plus démunis, et qui sont les vrais représentant de la culture en France, qui subissent ces abus, ces abus qui sont… ont va dire tolérés. Alors aujourd’hui… enfin ça fait cinq ans quand même que le gouvernement n’a pas fait grand chose, tourné autour du pot ; il a fait des mauvaises propositions. Et ça fait cinq ans qu’il y a un vivier d’artistes qui est en train de se tarir en France et c’est dramatique et dangereux. Alors ma question est simple : si vous êtes élue, que ferez-vous pour le statut des Intermittents du spectacle ?

 

medium_Illustre-Marie-Segolene-08.2.JPGMarie-Ségolène ROYAL : D’abord c’est vrai que… il faut déplorer qu’un système qui fonctionnait bien ait été cassé ; même si, comme tout système, il a besoin d’être réformé : s’il y a des choses qui ne fonctionnent pas bien réformons, mais ne cassons pas. Donc, je reprendrai la discutions avec les organisations des Intermittents du spectacle, parce que je crois qu’il y a un paradoxe assez terrible : d’un côté une société qui a soif de culture – il n’y a pas assez de culture, il faut la mettre massivement dans tous les rouages de la société – et de l’autre, des artistes qui sont au chômage. Donc il y a quelque chose qui ne va pas, et je crois que la valeur artistique n’a pas le droit d’être gaspillée. Et moi je veux une société qui intègre à tous les niveaux de l’activité la dimension culturelle. Et donc ce que je veux aussi c’est que les Intermittents trouvent du travail, trouvent des activités, que les entreprises de spectacles soient florissantes, et on l’a vu lorsqu’il y a eu les grèves des Intermittents, on a vu à quel point la culture était aussi une filière de développement économique, sociale et culturelle très importante, avec beaucoup d’emplois à la clé. Des développements des territoires considérables ; je le vois moi avec les Francofolies de La Rochelle, par exemple, ça fait vivre la restauration, l’hôtellerie, donc ça créé des emplois secondaires. Très très important : tous les festivals, aujourd’hui, partout sur le territoire, les festivals constituent des points d’appuis très fort du développement économique. Je ne veux pas dire que la culture ça n’est que le développement économique, mais on a trop souvent marginalisé ou dénigré ces aspects culturels que moi je veux les remettre au premier plan d’une dynamique d’un pays qui se relève. Et en tout cas les négociations seront reprises très très vite.

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medium_Illustre-Marie-Segolene-06.2.JPGJeanne MOREAU : [ … ] Le marché du cinéma s’est transformé avec les nouveaux débouchés, avec Internet et tout ça. Donc c’est un équilibre très délicat. Et il y a aussi le financement du cinéma français qui est perturbé, qui est transformé. Donc c’est pas seulement ne pas employer les artistes qui ont du talent ou mal les employer, mais il y a toute une organisation de production, et d’ailleurs Pascal FERRANT en avait très très bien parlé…

 

 

Je rajouterai, pour terminer, que ce problème du financement des Intermittents est antérieur aux cinq dernières années, mais qu’il s’est encore aggravé par le manque de réponse appropriée de la part du gouvernement.

Enfin, on ne peut résumer le déséquilibre financier du système au seul emploie quasi frauduleux de certaines maisons de productions. Des abus ont parfois été le fait d'artistes qui ont su profiter de ce système.

Cette question des Intermittents prend de plus en plus des allures d’usine à gaz. C’est la raison pour laquelle je suis resté sur ma faim, car j’espérais une réponse plus approfondie et surtout plus concrète de la part Marie-Ségolène ROYAL.

28.02.2007

Quelques annonces

L’Impasse Théâtre (cliquez ICI pour lire l’article à son sujet), nous communique l’information suivante :

« LES JOURNEES POËT POËT »

JEUDI 15 MARS à 21H00

ENTREE GRATUITE

SOIREE MUSICALE « LES LETTRES ENCHANTEES »

Avec:

CLEMENT (nouvelle scène)

PHILIPPE PETIT, "Notes et Mots" (jazz)

Et autres artistes...

Les journées "Poët Poët" vous proposent un programme d'animations hétéroclite pour tout public :

la poésie dans tous ses états d'art...

...Le mot, le son, la voix, la peinture, l'écriture, la musique, la photo...

...Réunir les différences et susciter le débat. ...

Dans des lieux à [re]découvrir ...

Rendre la poésie accessible auprès d'un large public ou quand le grand public accède à la poésie

pour plus d'info sur ces journées ou écouter:

www.unepetitevoixmadit.com 

L'IMPASSE THÉÂTRE
Rue de la Tour
VIEUX NICE
Tél: 06.70.62.19.34 ou 04.93.92.66.25
theatrelimpasse@free.fr
WWW.THEATREDELIMPASSE.COM

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La Cie ALCANTARA quant à elle nous communique cette annonce :

 

En collaboration avec l’AMEJDAM (Association pour la Mémoire des Enfants Juifs Déportés des Alpes-Maritimes) Et dans le cadre d’une cérémonie officielle pour la pose d’une plaque commémorative au Lycée Masséna ;

 

La Compagnie Alcantara donne une représentation exceptionnelle : 

Le Mercredi 14 Mars 2007 à 18h30

à l’Espace Association, Place Garibaldi 06300 NICE

  « PAROLES D’ÉTOILES »

Mémoires d’enfants cachés 1939-1945

d’après le recueil édité par Radio France

 

medium_Illustre-Alcantara-01.JPG

 

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Pour terminer ces brèves, une info que j’ai glanée et que vous ressert là telle quelle :

L’Espace Magnan pense donner plus de place au cinéma dans sa programmation ; cette bonne nouvelle s’accompagne d’une moins bonne : cela se fera au détriment du théâtre. C’est fort logique : ce lieux culturel, qui a réussi a devenir un des grands pôles de la culture à Nice, n’a toujours que deux salles (la salle "Jean VIGO", 149 places et la salle de "la Rampe Rouge", 40 places)

C’est un lieu qui me plait et j’espère un jour avoir le temps de vous le présenter d’avantage.

15.02.2007

Un peu trop

Je suis allé voir « On ne Badine pas avec l’Amour », d’Alfred de MUSSET, au Théâtre Francis GAG. C’est un spectacle présenté par le TNN, mais réalisé par le Théâtre des Grands Chemins

Il est toujours difficile de reprendre une œuvre classique qui a déjà été jouée un grand nombre de fois et étudiée dans beaucoup de lycées. Il faut avoir un parti pris qui puisse justifier que l’on ai la prétention de monter un tel spectacle. Imposer sa vision d’une œuvre qui fait partie du patrimoine culturel commun.

Régis BRAUN, le metteur en scène, a semble-t-il choisi de faire de Camille et surtout de Perdican, des personnages assez actuels (et donc ressentis comme plus proches de chacun de nous). Cette impression est moins due aux costumes contemporains qu’à la façon qu’on les comédiens de dire le texte. A leur attitude aussi, un brin "humour et auto-dérision" ; ainsi qu’une certaine chorégraphie incluse dans quelques scènes. Cette façon de faire leur permet effectivement de trouver une nouvelle manière de dire le texte, mais aussi de jouer les situations. Un peu trop nouvelle d’ailleurs, c’est le revers de la médaille : nos deux personnages principaux semblent avoir trop de recul par rapport à leur situation, alors que la trame de cette pièce, c’est précisément l’histoire de jeunes gens complètements dépassés par leurs sentiments. La conséquence étant, je crois, que certains passages forts de la pièce ont perdu en intensité dramatique. L’ensemble est bon pourtant. Si une personne de votre entourage découvre MUSSET et trouve sont style trop précieux, qu’il aille donc voir ce spectacle, les comédiens ont une façon efficace de faire passer des dialogues au style très littéraires pour une conversation « badine » et presque ordinaire. On ne s’ennuis pas un seul instant pendant les 1 heure et 15 minutes que dure ce spectacle sans lourdeur ni temps mort.

Mise à part Rosette, la sœur de lait de Camille, les autres personnages sont des caricatures, des pantins au service du drame central. Régis BRAUN a choisi de ne pas les montrer sur la scène. De simples voix off énoncent le texte, accentuant encore leur côté fantoche. Mais cela nous prive, en revanche, du plaisir de voir évoluer sur scène des personnages plutôt drôles. Il est vrai qu’à l’origine, ils servaient également à "aérer" la pièce, au drame si pesant. Avec cette mise en scène plus légère, c’était moins utile.

Je terminerai en rappelant que j’avais déjà parlé de MUSSET au sujet d’une autre de ses grandes œuvres : « les Caprices de Marianne », pour relire les articles, cliquez ICI et LA.

« On ne Badine pas avec l’Amour » , c’est au théâtre Francis GAG

4, rue Saint-Joseph - Vieux-Nice

jusqu’au samedi 17 février à 20h30 et le dimanche 18 février à 15h00

réservations :

TNN–04 93 13 90 90 / Grands Chemins–06 22 75 61 59

C’est une des répliques les plus connues de cette pièce : (fin de la scène 5 - ACTE II) « Adieu, Camille, retourne à ton couvent, et lorsqu'on te fera de ces récits hideux qui t'ont empoisonnée, réponds ce que je vais te dire : Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses curieuses et dépravées ; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière ; et on se dit : J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui. »

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Portrait de George SAND. Certains pensent qu'elle inspira, voire qu'elle écrivit plusieurs des répliques des oeuvres de MUSSET.

14.02.2007

L'Ô a la Bouche

Tiens, puisque l’on parle de l’IMPASSE, ils proposent un spectacle, demain 14 février à 21h00, pour les amoureux étourdis qui ont oublié de prévoir leur soirée (on leur pardonne, l’amour est toujours étourdissant).

En effet, Marie-Pierre FOESSEL, que nous avons déjà accueillis ici, interprète des chansons de Serge GAINSBOURG, en se les appropriant et en les accommodant à sa sauce : une sauce jazzy fort réussie grâce à ses talents conjugués à ceux du pianiste, Yann FISHER.

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« L’Ô à la Bouche » : poésie lubrique et autres affinités.

Si l’amour vous donne des ailes, volez donc à l’IMPASSE écouter les mélodies connues et celles moins connues aussi de monsieur Gainsbarre.

Tarif unique : 15 €uros avec une conso. 

l’IMPASSE-THÉÂTRE

Rue de la Tour

04 93 92 66 25  ou  06 70 62 19 34

09.02.2007

En lieu et place

Pour illustrer mon optimisme quant à l’avenir du Spectacle Vivant, je parle souvent du nombre de lieux qui se sont ouverts ces dernières années. Mais je n’avais pas encore eu l’opportunité de recueillir les propos de ceux qui se sont lancés dans cette aventure. Cette page blanche est aujourd’hui remplie, car nous accueillons, Derrière le Rideau, le Théâtre de l’IMPASSE.

medium_Illustre-Impasse-01.2.jpgCette salle a vu le jour à l’automne dernier, grâce au travail de la Compagnie CÉLIANDRE. Il s’agit d’une association (loi 1901 – à but non lucratif) « … dont l’objet est l’aide aux jeunes artistes, la promotion des comédiens et l’organisation de soirées caritatives au profit de grandes causes ; créées en 1995 pour aider la lutte contre le Sida… » Cette structure souhaite mettre en place quelques formules originales, comme par exemple des séances à 18h30 pour les personnes ayant des problèmes de déplacement ou d’horaire. Quatre des membres de la Cie CÉLIANDRE s’occupent entièrement de ce lieu de spectacle : Michelle QUADRI, Dominique BRENOT, Fabrice VANISCOTTE et Noël DUCHENE. C’est ce dernier qui a pris le temps de répondre à mes questions :

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J’ai pu constater pour l’instant que la programmation était assez éclectique. Est-ce une démarche volontaire ou bien une recherche d’identité ? Comment cela se passe, comment se conçoit la programmation de ta salle ?

Noël : Ce n’est pas « ma salle », c’est vraiment un théâtre associatif ici. Donc c’est important : c’est une association qui gère ça. Par rapport à la programmation, je dirai qu’on a un peu été forcé ; parce que lorsqu’on a ouvert, on était inconnu, on ne savait pas trop quand est-ce qu’on allait réussir à ouvrir effectivement… On ne savait pas trop, on ne voulait pas se donner de date bien précise pour l’ouverture, compte tenu que c’était nous qui faisions les travaux, donc chaque difficulté nous arrêtait un peu. Mais du coup les premiers temps quand on a ouvert, on a ouvert avec ce qu’on avait dans nos valises : « la Daube au Madère » puis « les Vapeurs de Gwendoline » puis « Moulin rouge ». Et puis après c’est un peu parti à la découverte, aux rencontres, aux coups de cœurs. Ça c’est fait vraiment comme ça, et puis après de bouches en oreilles, les artistes ont envoyé des amis, d’autres artistes ; notre programmation s’est un petit peu faite comme ça. On savait pas trop où on allait : Michelle elle est plutôt côté théâtre, nous on était plutôt côté cabaret et café-théâtre…

« Nous » c’est qui ?

Noël : Dominique et puis Fabrice et moi. Donc on ne savait pas trop où on allait. Et puis, à essayer les choses, et puis à essayer de concilier théâtre et cabaret, on est parti sur quelque chose d’assez coloré au niveau de la programmation. Du moins on va essayer…

Alors, ça se précise ?

medium_Illustre-Impasse-02.jpgNoël : Oui, oui, j’ai l’impression qu’il y a une vraie tendance qui est en train de se faire et de se concrétiser au niveau de la programmation. Parce qu’on s’est rendu compte que les spectateurs de théâtre pouvaient aussi aimer la musique, c’était pas l’un contre l’autre. Et d’offrir, de voir par exemple « Moulin Rouge », qui est à la base un spectacle de danse dans lequel on a greffé de la comédie, de voir l’impact que ça a, ça nous a conforté un petit peu vers le côté cabaret.

C’est l’expérience même qui vous a ouvert une piste…

Noël : Oui… Là en janvier, on vient de tester le premier festival de la chanson française à l’IMPASSE. Donc la scène était ouverte à de grands auteurs de textes français. Donc on voulait garder quand même ce côté texte parce qu’on est avant tout un théâtre on n’est pas un café-concert, ou on n’est pas un bar qui fait de la musique ; on est avant tout un théâtre, mais dans la chanson française il y a de tels textes et tu peux y mettre de telles émotions que c’est du théâtre. Et c’est du théâtre en chanson.

La frontière est mince entre les deux univers, c’est sur un fil…

Noël : C’est sur un fil, mais en même temps… tu restes quand même dans une logique de texte et de musique ; même si c’est de la chanson. La chanson, ce n’est pas un art mineur hein, comme dit Gainsbourg… Mais ça a été très beau, ça nous a enchanté, ça a enchanté le public ; et on s’est dit notre souhait il est là dedans : faire du théâtre… coloré, je dirais. Avec de la chanson. Là on accueille les clowns, on les avait déjà programmés, on les reprogramme, parce que le public enfant il nous intéresse aussi, et puis c’est des spectacles où même en tant qu’adulte t’apprends tout ! Enfin moi en tant que comédien adulte, c’est une grande leçon de voir un clown. C’est très difficile ! C’est très, très difficile. En quelques instants il faut que ça passe du rire au larme, c’est un travail formidable qu’ils font avec beaucoup de talent, et c’est coloré quoi. Et eux ils trouvaient pas où se faire programmer.

Ah bon ?

Noël : Clown pour adultes, tu ne trouves pas à te faire programmer : les théâtres n’en veulent pas parce que c’est pas assez sérieux, les cafés-théâtres n’en veulent pas parce que c’est pas vraiment l’esprit café-théâtre… Donc ils trouvaient pas à se faire programmer, si ce n’est pour les séances typiques "enfants" les mercredi après-midi ou les dimanches après-midi ; mais pas pour un public adulte. Or moi je trouve qu’on est tous des grands enfants. Il n’y a pas d’âge pour avoir son étiquette d’enfant. Et les voir… moi ils m’amusent pendant une heure tous les soirs. Tu vois je les revois le lendemain, et ben c’est d’autres choses. En plus c’est du direct… Donc là tu vois, février, c’est carrément la Cie de l’Arpette qui déboule à l’IMPASSE, avec trois spectacles de clown et… on fonce là dedans quoi. On verra bien si ça marche ou si ça marche pas, c’est pas le souci pour l’instant.

En tout cas vous voulez essayer.

Noël : En tout cas on a envie d’essayer.

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Vous êtes quatre ainsi à vous occuper de ce lieu. Qui fait quoi ? Les tâches sont-elles précisément réparties ? Pour toutes les questions qui sont posées au quotidien, comment ça se passe : pourquoi ce spectacle là va être retenu et pas un autre, qui va dire oui, allez je signe. Qui décide ?

Noël : Il y a beaucoup de coups de cœurs. Dès fois on a l’occasion d’aller voir les spectacles et de se rendre compte des choses. Là, on a dégoté récemment un très joli spectacle – moi je l’ai pas vu, tu vois… Mais la plupart des autres fois on n’a pas eu l’occasion. Que ça soit les clowns, la première fois où on les a programmés on ne les avait pas vus ; que ce soit des chanteurs… si, il y a deux groupes quand même qu’on avait vu. Mais c’est des coups de cœurs, on n’a pas besoin de voir non plus tout le spectacle…

D’accord, mais là tu me dis « on » : il y a bien un moment donné où vous devez signer un contrat, un chèque… prendre une décision, aller dans une direction… Mais le « on », est-ce que c’est toujours la même personne ?

Noël : Non. On essaye de faire passer l’information. Dès fois on reçoit des choses par mail, sur la boite officielle du théâtre, donc ça tourne tout de suite sur les quatre ordinateurs de chacun. Quand on a un contact, on en parle ensemble tous les quatre. On essaye de tenir au courant et… ne serait-ce que le fait de raconter aux autres ce qui vient de se passer, dès fois ça clarifie beaucoup les choses, ça pose les choses. Donc c’est déjà une première étape et après au moins les quatre sont au courant. Celui qui transmet se fait soit l’avocat dans le bon sens soit dans le mauvais sens de la personne qu’il vient de voir, et les autres peuvent avoir un regard critique. C’est pratique aussi parfois parce qu’il y en a qui vont dire oui facilement… Et puis c’est important qu’il y ait l’homogénéité du bureau, et puis c’est une passion commune donc il faut aussi que ça reste quelque chose de commun, au niveau des rencontres en ce qui concerne l’association…

Donc ça fonctionne vraiment de façon associative.

Noël : Il n’y a pas de réunion formelle mais on se voit tout le temps…

Comment cela se passe lorsqu’une compagnie prend possession des lieux ? Comment s’y adapte-t-elle ?

medium_Illustre-Impasse-04.jpgNoël : Quand on rencontre des gens qui sont intéressés par "passer à l’IMPASSE" (c’est joli !), moi je leur dis : venez voir ; et généralement c’est ce qu’ils font. A six heures, quand je t’attendais [ la vache ! C’est vrai, j’étais en retard ! ], j’ai eu un coup de téléphone d’un musicos, qui est auteur de chansons, et qui est intéressé. Je lui dis : bien, écoutez, venez voir, et puis après on en reparle – il doit arriver. C’est la première chose. Donc après ils découvrent le plateau. Il y en a déjà qui sont repartis en disant : il n’est pas suffisamment grand, ce qui est complètement concevable… Si les locaux leurs conviennent, si les lumières leurs conviennent…

La hauteur sous plafond, la superficie, la régie et la sono…

Noël : Et donc après quand ils reviennent pour s’installer, généralement ils tombent pas dans un endroit inconnu : ils ont déjà vu… D’autant que l’accès au théâtre est facile. Donc ça se passe simplement.

Je pensais qu’il y avait des difficultés particulières à adapter un spectacle à un lieu, par exemple comme celui là parce qu’il est en disposé en longueur.

Noël : Tu parles du côté artistique ?

Oui, chaque compagnie qui prépare un spectacle le fait dans un local en particulier, elle doit ensuite l’adapter aux autres lieux qui l’accueilleront.

Noël : Évidemment, évidemment de partout ils ont la charge de s’adapter à l’endroit, vu les entrées de rideau qu’il y a, vu l’avant-scène ; par exemple, ça peut-être aussi une mise en scène qu’ils refont…

Mais jusqu’à présent ça s’est toujours bien passé ?

Noël : Jusqu’à présent ça s’est toujours bien passé. On a déjà modulé le théâtre pour s’adapter au spectacle. En enlevant les rideaux, en changeant les ouvertures… ça c’est clair mais ça fait partie de l’accueil… leur mettre après les lumières telles qu’ils les veulent etc. c’est comme dans tous les théâtres.

Accueillez-vous, de fait, principalement des troupes qui sont du département ou bien est-ce que la plupart viennent d’ailleurs ?

Noël : Pour l’instant, on fait dans le local ! C’est le bouche à oreille qui nous permet d’entrer en contact avec les troupes locales. Exception : nous avons accueillis Luc BRIAN en janvier (le « Brel »), qui venait d’avignon. Et nous devons travailler avec son association « Isé Chansons » [pour voir leur site, cliquez ICI ] en faisant des échanges : il est prof de chant et d’expression scénique et nous devrions accueillir certains de ses élèves. De même, nous devrions organiser des stages de chant et tu verras sur le site que les intervenants sont des pointures.

Dans la jeune histoire du théâtre de l’IMPASSE, as-tu déjà des bons et même des mauvais souvenirs ?

medium_Illustre-Impasse-05.3.jpgNoël : Des souvenirs bons, mmmh… Moi c’est surtout les souvenirs des gens. Le premier flash, c’est par exemple pour le 31 décembre, c’était de voir toute la salle… C’était beau ! Tous les gens, tous les messieurs avaient la cravate, le nœud-pap, la veste ; les dames étaient bien coiffées, de beaux vêtements, il y en avait même qui étaient avec des boas… Et puis tous avec leur verre de champagne. Et quand ils sortent tout ce qu’ils te disent : « on a passé une super soirée ! Merci ! C’était génial ! » Alors tu te dis bon : c’est vrai que le prix, tous les théâtres le font, il est plus élevé pour cette séance [ de 9 à 16 €uros en moyenne pour un tarif ordinaire, les théâtres pratiquent généralement le soir de la saint Sylvestre un tarif unique de 30 €uros, incluant souvent un accueil au champagne NdR ], donc qu’est-ce qu’elle a de plus particulier ? Mais non, il y avait une atmosphère. C’est là justement où on en revient à ce que tu disais : dès fois on est serré dans les théâtres, on se dit pourvu qu’on soit bons parce que sinon ils vont râler pour le prix. Et ici c’était un peu la même chose, et de voir tous ces gens… mais vraiment ça m’a fait une émotion quoi. Je me suis décarcassé, ON s’est décarcassés, on a donné tout ce qu’on pouvait mais le résultat il est là quoi.

Par contre as-tu eu des déceptions, des galères et des mauvais souvenir ?

Noël :

Si tu n’en as pas tant mieux !

Noël : Tu sais , on attend pas grand chose forcément de ceux dont on pourrait espérer… Donc, non, pas de déception… C’est pour ça qu’il y a toujours cette idée aussi de coup de cœur qui me paraît importante. Parce que t’es pas triste en fait. C’est plutôt des coups de cœurs avec les gens, avec des choses que représente le théâtre de l’IMPASSE plutôt que des déceptions. Ou alors il y en a eu, mais on les tourne, on les oublie tellement vite que je ne m’en souviens même plus, quoi… C’est humide ! Ça c’est une grosse déception. Mais vu le prix du loyer de toute façon il ne fallait pas non plus s’attendre à…

Mais ça ne se sent pas et ça ne se voit pas ! On ne s’en rend pas compte.

Noël : Tu vois ! Donc, tout de suite : c’est une déception, c’est humide, mais on la tourne dans le bon sens : ça ne se sent plus !

Votre regard sur l’univers du spectacle a-t-il changé depuis que vous avez ouvert l’IMPASSE ?

Noël : On avait déjà eu une petite expérience à Antibes, au PYGMALION. Mais, non, est-ce que ça a changé ? Non…

C’est un peu comme le spectateur qui monterait sur scène, il pourrait se dire : « je suis de l’autre côté ». Mais celui qui fait son spectacle, il est accueilli dans un lieu, et là