Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

22/12/2010

Résurection

Le 02 décembre, je lançais un appel et demandais : « Mais où sont les 7 compagnies ? » Il s’agissait de sept liens que j’avais retirés de la Colonne de Gauche, car les sites correspondants ne donnaient plus signe de vie. (cliquez ICI pour relire l’article.)

Depuis, deux compagnies ont pris la peine de m’apporter des informations.

D’une part, nous avons Olivier DEBOS, de la Cie l’Arpette, qui nous dit que « sa compagnie bosse beaucoup et qu’il manque de temps pour le mettre à jour » et qu’il « utilise beaucoup Facebook avec la Cie Arpette ».
Mais que toutefois « ce site reste présent et utile pour les personnes qui veulent acheter leurs spectacles » et qu’il va « s'empresser de le mettre à jour ».
Ce n’est pas encore fait aujourd'hui, mais nous serons patients, car nous savons bien ici que les intermittents travaillent beaucoup, beaucoup, beaucoup… Affaire à suivre, donc. En attendant, j’ai remis l’adresse du site en Colonne de Gauche.
La Cie l’Arpette a élu domicile sur la commune de Breil-sur-Roya, mais ses créations dépassent depuis longtemps les frontières du département.

Illustre-Laissons bosser les autres-Résurection-Arpette-01.JPG

Ensuite, c’est le Théâtre du Bocal qui a répondu « En lisant votre article "Mais où sont les 7 compagnies" (et non la 7ème !) je me permets de vous répondre directement sur cette mystérieuse disparition :
pour des raisons d'hébergement […] le site du théâtre du bocal est en construction (encore pour quelques semaines…) mais vous pourrez retrouver toutes les informations sur les activités de ce théâtre d'ici à 2 semaines j'espère...
Bien à vous, »
En visitant le site, on constate qu’en effet, les travaux ne sont pas finis et qu’il reste la peinture et les finitions ; mais on ne nous a pas menti, des infos récentes alimentent ce site. Du coup, ce n’est pas un mais deux liens que j’inscris sur la fameuse Colonne de Gauche : celui du théâtre… et celui de la Cie Série Illimitée.
Le Théâtre du Bocal est au 6, rue Prince Maurice à Nice.

Illustre-Laissons bosser les autres-Résurection-Bocal-01.JPG

06/08/2010

Un blog

Merci à Stéphane EICHENHOLC, qui m'a communiqué l'adresse de ce blog, consacré au Festival d'Avignon (le ON et aussi le OFF).
Les derniers articles sont forcéments « récapitulatifs » et aussi un peu « commémoratifs » ; il vaudra mieux aller lire les billets consacrés à un sujet précis.

Cliquez sur l'image pour accéder au site.

Blog Avignon.JPG

12/02/2010

Vive l'eau

Bonne nouvelle : un nouveau lieu a vu le jour en décembre dernier. Il s’agit du Théâtre de l’Eau Vive.
Il est situé face à l’hôpital St Roch, au 19 rue Delille, à Nice. D’après le plan disponible depuis leur site, c’est une salle qui jauge 42 places, comme de nombreuses autres structures.
En effet, au-delà de 49 places, la réglementation impose un pompier de service, au-delà de 99, il faut en compter deux et ainsi de suite.
D’autre part, dans une zone de forte agglomération, il est toujours possible de remplir ce genre de théâtre. Pour une salle de moyenne importance, c’est déjà moins évident ; or, posséder un salle bien a soi implique des frais (en plus d’un grand plaisir et d’une fierté immense).

 

Illustre-eau Vive-02.gif

 

Car c’est à des choses comme cela qu’ont dû penser Fabienne COLSON et David BANCEL, les créateurs de « l’Eau Vive ».
Ils m’ont d’ailleurs confié que, depuis le début de cette aventure, ils jouent beaucoup moins souvent, contrairement à ce qu’ils espéraient. Mais la "com.", les démarches diverses et la programmation leur ont pris pas mal de temps.

La programmation, justement : Fabienne et David ont la volonté de mettre en avant des créations. Ce n’est pas une chose simple. Les créations, par définition, on ne les a pas encore vues, on n’en connaît même pas le texte. Il faut prendre le temps de découvrir les talents éparpillés un peu partout dans la région ou ailleurs. Il faut prendre le risque de montrer des spectacles auxquels le public n’adhérera peut-être pas.
Je souhaite bien entendu le contraire à ces deux comédiens déjà riches de plusieurs années d’expérience de la scène.

Que les autres lieux de spectacles ne fassent pas grise mine : un théâtre de plus, c’est une invitation de plus faite au public. C'est-à-dire qu’il y a comme un effet "galerie marchande" ; et plus il y a d’affiches dans les rues, plus de gens auront envie de sortir à nouveau pour aller voir dehors ce qu’il se passe de beau. Plus il y aura de choix dans la programmation, et plus les spectateurs auront l’occasion de se laisser tenter.

Pour clore cet article, je vous invite à cliquer sur l’image ci-dessous pour aller visiter le site de l’Eau Vive. Bien entendu, le lien se trouvera désormais dans la Colonne de Gauche — que je suis justement en train de réorganiser, du fait de sa longueur.

 

Illustre-eau Vive-01.JPG

 

Je rajoute ici une vue de l'entrée du théâtre, prise par un ami facétieux (vous pourrez cliquer sur l'image pour accéder à son blog)...

Illustre-Eau vive-01.JPG

29/01/2010

Lutte des classes

J’ai déjà reproduit ici quelques photos prises par mon père lors de ses voyages. En voici d’autres, qui montrent quelques exemples architecturaux des théâtres des "pays de l’Est".

Théâtres de l'Est-01.JPG

 

Théâtres de l'Est-03.JPG

Les clichés qui me frappent le plus ne sont pas l’imposante entrée de ce théâtre de Lituanie, en plein centre-ville, sur l’artère principale de Vilnius ; non plus que la masse carrée des théâtres de Rostov-sur-le-Don en Russie et de Kherson en Ukraine.

Théâtres de l'Est-06.JPG

Mon attention est plutôt attirée par le théâtre dit « à l’italienne » de Kiev, capitale d’Ukraine, autrefois République Soviétique. En effet, je constate que cette catégorie de salle n’a pas été, sinon détruite, du moins réorganisée par le régime de l’ex-U.R.S.S.

Théâtres de l'Est-05.JPG

Car cette architecture, au départ, a été conçue avec une intention : celle d’ordonner le public en fonction de son rang social. Ainsi les places les plus chères n’étaient pas celles d’où l’on voyait le mieux la scène, mais celles qui étaient les plus proches du roi, ou du représentant du pouvoir, et où on avait l’assurance d’être vu.
Car le public d’alors, composé des élites de l’époque, venait tout autant pour admirer le spectacle que pour se montrer. Et plus on était placé près de la loge royale…

Séparation des classes, donc, qui perdure encore aujourd’hui, mais sous une forme plus prosaïque : le prix des places varie, du simple au quadruple, en fonction de la proximité et du centrage avec la scène.
Voilà donc la raison pour laquelle je suis surpris. Cet ancien régime qui prônait l’égalité a pu tolérer la présence d’une structure qui divise le public, au contraire des amphithéâtres et autres bâtiments à la grecque, qui permettent aux spectateurs d’être tous bien placés, où qu’ils se trouvent dans la salle.

Il serait injuste que je ne dise que du mal des théâtres à l’italienne. En effet, les autres préoccupations des architectes italiens du XVIème siècle étaient aussi de fournir un lieu où l’on puisse mieux percevoir le jeu des comédiens, et donc introduire plus de finesse dans le style. La place réservée aux machineries et autres éclairages fut aussi repensée et permis des mises en scènes plus élaborées.

05/01/2010

L'avenir

Mon père m’a ramené ces photos de Saint-Petersbourg. Il les a prises dans le petit musée inclus dans le théâtre Mikailovski. Elles montrent quelques costumes et maquettes de spectacles qui ont "marché".

 

 

Illustre-Avenir du théâtre-09.JPG
Illustre-Avenir du théâtre-06.JPG
Illustre-Avenir du théâtre-08.JPG

 

Ces documents, en dehors de leur intérêt propre, me rappellent un constat décrit par Christian BIET et Christophe TRIAU dans leur livre Qu’est-ce que le théâtre ? et dont voici un extrait :

« … le théâtre n’échappe pas à la répétition, comme la société qu’il figure et qu’il contient. Pour survivre, il doit maintenant s’aider de son cadre hérité, de son histoire, et les mettre en débat. Là est peut-être tout l’intérêt de cette période cherchant, dans les meilleurs des cas, à dépasser l’immobilisme. Si d’un côté la survie du théâtre, au début du XXIè siècle, est largement liée à son établissement officiel bien plus qu’aux événements qu’il produit, cette survie suppose qu’on la représente, comme survie justement, et qu’elle soit au centre du débat de chaque mise en scène. [ … / … ] le théâtre, de nos jours, est appelé à parler de lui-même, à justifier sa présence, à se donner en spectacle, à se tourner lui-même en dérision (au mieux), à se regarder narcissiquement faire (au pire) et du même coup, on le souhaite, à se mettre en question. [ … / … ] Le théâtre, alors, bravement, affiche ses emblèmes, se recommande du rideau, de la fosse, du cadre, et, à partir de ces contraintes obsolètes, joue, perturbe, détourne et décale les sens tout en restant dans son lieu de mémoire. »

En effet, le théâtre, décrit comme un art éphémère, est-il en train de s’enfermer dans ses souvenirs gravés dans la pierre ou bien est-ce l’expression d’un besoin fondamental de jouer avec ses propres codes ?

Il revient à ma mémoire un commentaire récent posté par "Dandin" au sujet de l’article « Et alors ? » que je reproduis également ici :
« Connaissant bien ce monde de l'entreprise je trouve qu'il y a trop peu de pièces qui lui sont consacrées alors que cet univers de pouvoir, de drames et de comédie inspirerait probablement un Shakespeare aujourd'hui autant que les intrigues de cour. Une grande exception toutefois en France, Michel Vinaver. Je salue donc le metteur en scène qui a choisi cette pièce et son auteur bien sûr. Il est temps je pense que ce thème émerge plus nettement dans le paysage du théâtre qui se replie sur le champ du privé, de la Cité ou dans les recherches formelles — sans texte parfois… »

Eh oui, le théâtre n’est-il pas là, souvent, pour parler des sujets qui occupent les contemporains, son public ? Est-ce là une réponse à tous ceux qui s’interrogent sur l’avenir du théâtre en occident ?

 

Illustre-Avenir du théâtre-02.JPG

15/09/2009

Toujours aussi énorme

Mon prochain déménagement me laisse peu de temps pour rédiger des articles. Mais par chance, une couturière de la Diacosmie m’a envoyé quelques photos intéressantes, qui me permettront de poster malgré tout cette note aujourd’hui.

La « Diacosmie » : les lecteurs habitués de ce blog savent déjà ce que c’est ; les autres peuvent cliquer ICI pour lire le long article qui lui est consacré.

Illustre-Diacosmie-Couture-02.JPG
Illustre-Diacosmie-Couture-01.JPG
Illustre-Diacosmie-Couture-03.JPG
Illustre-Diacosmie-Couture-04.JPG
Illustre-Diacosmie-Couture-05.JPG

Madame Mélodie SIMON me précise qu’elle est couturière, et non pas habilleuse. Elle travaille donc en atelier, les essayages étant dirigés par une autre personne.
Elle me signale également que les robes font un poids important (souvent plusieurs jupons, tissus de velours, perles, différentes décorations…) qui demandent aux artistes qui les portent un temps d’adaptation. La première répétition où l’on joue avec les costumes s’appelle d’ailleurs la « couturière » !

 

Illustre-Diacosmie-Couture-06.JPG
Illustre-Diacosmie-Couture-07.JPG
Illustre-Diacosmie-Couture-08.JPG
Illustre-Diacosmie-Couture-09.JPG

Il ne reste plus qu'à souhaiter que ce bâtiment ouvre une nouvelle fois ses portes aux visiteurs.

23/08/2009

Mais c'est Versailles !

Le texte qui suit est extrait du livre écrit par Jacques LEVRON « Les Inconnus de Versailles – Les Coulisses de la Cour », dans la collection tempus, aux Éditions Perrin.

Illustre-Versailles-01.jpgLe château ne possède pas encore de salle de spectacle, et c’est la raison pour laquelle la saison théâtrale se déroule surtout pendant le séjour de Fontainebleau. Le petit théâtre de Madame de Pompadour a disparu très vite. Quand on veut donner une représentation à Versailles, il faut se transporter au manège de la Grande Écurie ou se contenter de jouer dans la Grande Galerie et en plein air.

Il est depuis longtemps prévu de construire un vrai théâtre dans le château. La réalisation va agiter Papillon pendant plusieurs années.

Dès 1746, un premier projet a été établi. Les guerres, les hésitations de Louis XV puis celles de l’architecte, Ange-Jacques Gabriel qui, au faîte de sa gloire, entend exécuter un chef-d’œuvre, on fait à plusieurs reprises ajourner l’entreprise. Il faut un événement exceptionnel, le futur mariage du dauphin avec l’archiduchesse d’Autriche, pour décider le roi. Papillon de La Ferté s’est montré un partisan résolu de l’œuvre : dans un long mémoire, rédigé en mai 1767, il a observé que la construction de cette salle destinée aux grandes cérémonies des mariages royaux, aux représentations de l’Opéra serait finalement plus économique que toutes les bâtisses provisoires qu’il faut édifier et démolir. [ … ]

Louis XV signe l’ordre et promet les crédits. Un immense chantier s’ouvre à Versailles. Plusieurs centaines d’ouvriers travaillent nuit et jour. Les prévisions de dépenses sont largement dépassées, mais quelle réussite !

[ Le 16 mai 1770 ] à dix heures du soir, Louis XV et la famille royale se rendent au théâtre transformé en salle de festin [ à l’occasion du mariage du futur Louis XVI ] : c’est un éblouissement. Toutes les loges sont occupées par des dames en grande parure. Plus de 3000 bougies font resplendir les tonalités bleu et or de cette admirable salle, la plus belle qui ait jamais été construite.

[ … ] de 1770 à 1789, l’œuvre de Gabriel ne servira que pour des cérémonies exceptionnelles : bals, banquets, une vingtaine de représentations. L’Opéra de Versailles exige un trop grand déploiement d’acteurs, d’actrices, de décors pour être fréquemment offert à l’admiration des spectateurs.

[ … ] Le dauphin a demandé qu’avant la fin des fêtes on donne en son honneur une représentation d’Athalie. [ … ] On cède à son désir [ … ]. La titulaire du rôle a longtemps été Mlle Clairon, mais elle est en retraite depuis cinq ans. Elle approche de la cinquantaine et elle est devenue énorme. En outre, son style n’est plus à la mode. Peu importe : elle s’offre pour reprendre le rôle avec le soutien du duc d’Aumont [ … ]. Tout au contraire, Richelieu conseille de prendre Mlle Dumesnil qui est un peu plus jeune et dont le jeu passionné contraste avec l’emphase tragique de Mlle Clairon. Chacun s’en mêle. Tout le clan Choiseul soutient la Clairon ; tout le clan de Mme du Barry, la Dumesnil. Choiseul prétend qu’il faut à cette dernière deux bouteilles de vin pour jouer, une avant d’entrer en scène, l’autre pendant la soirée. [ … ] Finalement, Choiseul triomphe. [ … le duc de Croy déclare ] « C’est une injustice. Mlle Clairon n’a [ d’ailleurs ] point eu autant de succès que M. le duc d’Aumont et Mme de Villeroy l’espéraient. »

 

En cliquant sur l’image ci-dessous, vous irez sur un blog consacré notamment à l’opéra et qui donne quelques renseignements actuels sur cette salle.

 

Illustre-Versailles-02.jpg