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26/03/2010

A l'arrache

Les deux premières annonces sont faites "à l’arrache", comme on dit. Mais bon, il n’est pas encore trop tard pour aller se régaler d’un spectacle.

Et tout d’abord :
Fables de ma fontaine
de Claude NOUGARO, par la Compagnie EPIGRAMME (coproduction théâtre Francis Gag)

Ce vendredi 26 mars 2010 à 21h00
au THEATRE FRANCIS GAG
rue de la Croix, Vieux Nice

avec : Emmanuelle LORRE et au clavier Michaël CREUSY.

 

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Une comédienne et un pianiste jouent et rythment dix-sept fables, comme autant de situations et de personnages, tour à tour émouvants, drôles, mélancoliques, cocasses.
Textes tendres et féroces, tristes et joyeux, truculents et légers, jeux de mots, de vie, de verve et d’impertinence !
Un spectacle où la langue du bois se parle sur un banc, ce canapé du pavé. Quelques pigeons, une hirondelle, un papillon, un ange, une cheminée, un théâtre… le tour est joué !
17 textes de NOUGARO, joués, parfois fredonnés, avec beaucoup d'humour.

Créé en 2002, Fables de ma fontaine a été le dernier spectacle de Claude NOUGARO pour lequel il avait « décidé de laisser couler la fontaine de son inspiration ».
Héros de la castagne lexicale, taureau noir du swing, nous connaissons tous Claude NOUGARO, auteur, compositeur et interprète talentueux à la voix chargée de soleil. Orfèvre des mots, musicien autant que poète, il avait le sens du rythme et des rimes. Dans Fables de ma fontaine, c’est le poète, le faiseur de rimes que nous retrouvons sur les chemins de la poésie buissonnière ; pas de chansons, mais des textes, des fables avec morale, parfois immorales.

Je rajouterai que j’ai déjà vu ce spectacle : Emmanuelle LORRE y a toujours cette "présence", cette empreinte si personnelle, cette aura qu’elle dégage.
Bien sûr, elle donne une interprétation différente de celle de Claude NOUGARO, mais c’est ce que l’on attend d’une artiste.

Renseignements et réservations : 04 92 00 78 50
Tarifs : normal : 12 € — réduit : 9 €

 

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Ensuite, vous pourrez souffler jusqu’à dimanche avec :

Prévert & Imprévus
Fantaisie musicale
Distribution : Clément ALTHAUS, Oriane PONS, Vanessa PONT, Sabine VENARUZZO
Au piano : Elodie VÉLIA
Régisseur son & lumière : Michaël CREUSY (tiens, encore lui !)
Nouvelle version avec le regard extérieur pétillant d'Isabelle SERVOL

dimanche 28 mars 2010 à 18h30
au Casino de Beaulieu-sur-Mer

>>> ENTREE LIBRE ! <<<

Réservations au 04 93 01 02 21

Les extraits vidéo de spectacles sont souvent trompeurs, toutefois, vous pouvez tout de même cliquer ICI pour vous rendre compte du choix des chansons ainsi que du style des chanteurs.
Ce spectacle fait partie d’un genre qui a le vent en poupe ces dernières années (les Frères Jacques avaient déjà défriché ce chemin, puis plus près de nous Chansons Plus Bifluorée) : un récital de chant mis en scène et traité avec un humour décalé.
Cependant, la Cie Une petite Voix m’a dit semble un peu moins fofolle que ses camarades du Cri du Chœur, par exemple.

 

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La Cie Une petite Voix m'a dit :
www.unepetitevoixmadit.com - 06 20 72 37 27
Espace Associations Nice Centre - 45, Promenade du Paillon 06000 Nice

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Enfin, une sortie à programmer au mois d’avril :

Le Songe d’une nuit d’été

Théâtre musical d’après l’œuvre de William SHAKESPEARE

« Le Songe » de la compagnie Miranda est baroque, pluriel, déraisonnable… Cette histoire est un parcours initiatique, étrange, dans le monde de la nuit où l’on brave les interdits, où l’on transgresse les limites, où l’on se dévoile dans l’unique but de se découvrir : du costume élisabéthain au déshabillé vinyle, Shakespeare transforme cette quête de soi, sensuelle, en un rire au parfum d’interdit.

Avec 13 artistes sur scène :
Florent CHAUVET, Jean FRANCO, Cécile GUICHARD, Elodie NICOLINI, Frédéric RUBIO, Hugues SALGAS, Serge SARDU, Sylvia SCANTAMBURLO, Christophe SERVAS, Jérôme SCHOOF, Jan SITTA, Thierry SURACE ; en binôme Julie GALOPIN et Sandrine LESCOURANT.

Adaptation et mise en scène : Thierry SURACE
Assistante mise en scène : Sylvia SCANTAMBURLO
Chorégraphie : Angelo MONACO
Costumes Opéra de Nice : Émilie CARPENTIER
Décors : Jean-Luc TOURN
É
Création masques : Marie LEFOL

Production Compagnie Miranda, coproduction Théâtre Toursky de Marseille, collaboration Opéra de Nice, co-réalisation Théâtre 13.

Durée du spectacle : 1h40

Vendredi 23 et Samedi 24 Avril 2010 à 20h00
Espace Magnan
31, rue Louis Coppet à NICE
Réservations : 04 93 86 28 75

Compagnie Miranda
Tél : 04 93 84 21 35
catherine@compagniemiranda.com

 

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Le communiqué de presse — que vous pouvez télécharger en cliquant ICI — est un peu bavard, mais c’est bien naturel, la compagnie fait ce qu’elle peut pour faire connaître sa nouvelle création.
J’en retiendrai deux éléments, qui me semblent vrais : « Le Songe d’une nuit d’été » est la pièce la plus baroque écrite par William SHAKESPEARE.
Enfin, créer un spectacle à partir d’un texte, connu ou pas, demande que l’on ait un parti pris. C’est un risque que doit prendre le metteur en scène.

17/03/2010

Tu as oublié un « orgie » coco...

Un de mes souhaits les plus fréquents, c’est de voir le public sortir davantage de son petit cocon télévisuel pour aller à la rencontre de la multitude de spectacles qui jaillissent un peu partout, feu éphémère et pourtant nécessaire.
Je le répète à qui veut m’entendre : « prenez des risques ! » — c'est-à-dire risquez de gâcher une soirée confortable à la maison pour aller découvrir des œuvres qui ne vous plairont pas toujours. « Tentez le coup ! »

Et pourtant, aujourd’hui, je vous en conjure, N’ALLEZ PAS VOIR « Les FUNAMBULES », un spectacle proposé par la Cie B.A.L. [Bal d’Art Léger] et programmée au TNN du 16 au 21 mars !
Sur le papier, cela partait plutôt bien : une création mêlant danse, chant et théâtre ; une distribution alléchante, avec Monique LOUDIÈRES, ancienne étoile du Ballet de l'Opéra de Paris dans une chorégraphie d’Éric OBERDORFF ; une co-production incluant notamment le Théâtre de Grasse, connu pour sa programmation de qualité…
Las, ce fut pitoyable. J’ai cru pendant près d’une heure qu’il allait se passer quelque chose, que c’était du second degré. Mais non.

Je n’en veux pas à cette compagnie d’avoir produit un travail qui me semble dénué d’intérêt, de sens, de créativité et d’esthétique. Je ne m’en prend pas à un texte qui aurait voulu dire de grandes choses mais qui ne faisait que bavarder. C’est peut-être le public qui n’a rien compris ce soir-là (c'est-à-dire la moitié de l’assistance qui a vidé les lieux avant la fin et l’autre moitié qui est restée par politesse).
Jamais je ne réclamerai une obligation de résultat à un artiste. Si cette compagnie a créé un tel spectacle, digne d’une kermesse d’école, elle a ses raisons, que j’ignore.

C’est contre le TNN que je suis en colère. Comme toutes les grosses institutions, il a des responsabilités, différentes de celles des créateurs.
Il doit, c’est entendu, faire découvrir des créations peu connues, aider les petites structures ; surprendre aussi, MAIS PAS TOUT LE TEMPS.
Car enfin, sur l’ensemble des spectacles que j’ai pu voir dans ce théâtre dirigé par Daniel BENOIN, un seul a soulevé l’enthousiasme, c’est le fameux « la Vie devant Soi ». Tous les autres m’ont déçu.

Les amateurs de B.D. se souviendront peut-être, dans « Astérix et le Chaudron », du passage ou GOSCINNY, déjà à cette époque, se moquait de ce théâtre prétendument d’avant-garde, en montrant une troupe préparer un spectacle affligeant ; on y voyait un comédien déclamer : « orgies, orgies, nous voulons des orgies ! »… et Obélix dans son meilleur rôle ! Eh bien, le spectacle « Les Funambule » est à mi-chemin entre cela et « l’Île aux Enfants », émission culte de la télé des seventies… mais en moins bien, en moins créatif.

05/03/2010

Le Grand Palmade

Beaucoup de téléspectateurs auront vu, samedi 20 février sur France 2, « Le Grand Restaurant ». Beaucoup de louanges ont déjà été dites sur son auteur, Pierre PALMADE. Je souhaite toutefois y revenir pour souligner une autre qualité que possède cette œuvre (car c’en est une, me semble-t-il).
Chaque situation est poussée jusqu’à ses extrêmes limites. On va jusqu’au bout. Et c’est une indication que donnent fréquemment les professeurs de théâtre et aussi ceux qui sont amenés à diriger des acteurs.
Lorsqu’on travaille un texte, que l’on répète une scène, des idées viennent, on propose des choses, mais souvent le metteur en scène est frustré et demande plus : il demande qu’on exploite davantage la situation, les mots, les personnages, tout le bois qu’on pourra brûler, et pas seulement les bûches qu’on avait mises de côté. C’est la raison pour laquelle ce genre de film peut servir d’exemple à toutes celles et tous ceux qui souhaitent faire du théâtre.
Il ne s’agit pas là d’un prétexte pour faire dans le grandiose et le démonstratif, simplement de dire qu’un comédien ou un metteur en scène doit "creuser" tant qu’il peut. Après viendra le tri.

 

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Dans le même ordre d’idée, je citerai un passage d’un film des Marx Brothers : « la Soupe au Canard ». Dans cette scène, un homme monte dans sa chambre. Quelqu’un s’y trouve, qui ne devrait pas être là. Ne pouvant plus se cacher ni fuir, l’intrus décide de faire croire qu’il est le reflet de l’autre ; il va ainsi reproduire tous les mouvements de son hôte. Cette scène dure près de trois minutes (!), et la situation devient de plus en plus énoOorme. Mais ils jouent jusqu’au bout, même lorsque les personnages ne peuvent plus y croire.
Cliquez sur l’image pour visionner ce petit bijou du cinéma, grand exemple de travail bien creusé (ce qui n’exclut pas que chacun puisse s’amuser à trouver d’autres prolongements, ce qui serait un exercice très amusant).