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27/04/2006

I N T E R M E Z Z O

C'est un espace d'expression libre laissé aux visiteurs de ce blog. Chacun peut y traiter du sujet qu'il voudra, il lui suffira de cliquer sur COMMENTAIRE.

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26/04/2006

La 20è Nuit des Molières [lundi soir sur France-2]

Victimes de leur succès ? A chaque cérémonie de remise de récompenses, on songe aux parodies dans le genre de l’Interminable Nuit des Escarres (des Inconnus). J’ai même cru un instant que nous aurions droit au « Molière du meilleur Molière ».

Il est vrai que le spectateur a l’impression vague de revoir à peu près toujours les mêmes têtes, selon qu’il s’agit de la Palme d’Or, des NRJ Awards, ou bien des Hots d’Or.

Il a également la sensation de voir se dérouler la même séquence de remerciements, drôles ou émouvants, et plus ou moins originaux selon le talent de celui qui vient d’être récompensé. (Voilà d’ailleurs un exercice digne d’un cours de théâtre : « Chacun à votre tour, vous viendrez sur la scène pour remercier le public. Puis vous referez l’exercice en imaginant que vous n’êtes même pas nommé et que vous lisez pour vous-même le texte que vous aviez préparé. »)

 

D’une manière générale, je n’aime pas tout ce qui ressemble de près ou de loin à une compétition. Ceci dit, je crois que cette Nuit des Molières doit continuer d’exister.

Premièrement parce que les organisateurs ont eu la bonne idée de décentraliser l’événement, rappelant ainsi que les lieux de création doivent exister partout en France. Ils ont osé rompre l’image d’un théâtre forcément Parisien.

Ensuite, parce que certaines professions du spectacle sont mises en avant à cette occasion. Même si on s’en doute déjà, il vaut mieux répéter qu’un bon éclairage n’est pas à la portée du premier venu.

 

« Au théâtre on joue, au cinéma on a joué » - Louis JOUVET : quel beau sous-titre, cité par Jacques WEBER lors de l’ouverture de la cérémonie. Mais, sauf pour signaler les 4 Molières distinguant la Symphonie du Hanneton, je ne ferais pas de compte-rendu de cette soirée. N’importe quel bon journal vous donnera la liste des lauréats, et de ceux qui ont été nommés (enfin une cérémonie où l’on n’emploie pas le barbarisme « nominé » !). Je me contenterais de reproduire ici le texte lu par l’acteur Nicolas Bouchaud sur la question des Intermittents du Spectacle. Pour le lire, cliquez sur commentaire. Vous pouvez également visualiser un petit album photo (colonne de droite).

24/04/2006

Festin : un régal

Je voulais commencer ce compte-rendu en disant que Martine PUJOL et Richard CAIRASCHI étaient très « pros », rompus à ce genre de spectacle. Mais à quel genre appartient ce spectacle absolument délirant et surréaliste ? Là où se mêlent musique, chanson et sketch dans une sauce Nissarte ? Cela ressemble à une comédie musicale, mais on comprend mieux, après l’avoir vu, pourquoi l’affiche mentionne « Musicale Comédie ».

Il faut seulement 30 secondes pour rentrer dans le jeu, ce qui est très rare chez moi. Il faut tout le charisme des deux comédiens pour faire tenir la route au texte et garder le fil rouge (le Festin !). Il faut aussi une bonne complicité avec les trois musiciens qui œuvrent beaucoup tout au long de cette soirée, en nous gratifiant leur musique . Sont-elles nécessaires aussi, je le crois, il s’agit des quelques petites sorties de routes brillamment improvisées et qui montrent au public qu’on ne lui sert pas un produit préfabriqué, mais bien une création unique chaque soir. Aah, ces micros qui prennent l’eau intempestivement… et d’autres impromptus.

Avec beaucoup de répliques en Niçois, je craignais que ce spectacle ne soit réservé à un public restreint de connaisseurs, mais moi-même ne parlant pas le patois, j’ai pourtant rit à 100 pour 100. La musique aidant, je me suis retrouvé à battre des mains en mesure sans même y penser.

Je n’hésite donc pas à vous recommander de guetter la prochaine programmation de cette musicale comédie.

Spectacle représenté au Théâtre de la Cité – 3, rue Paganini
le vendredi 21 avril 2006
(durée approximative : 01h30)