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        <title>l'Illustre Théâtre - point_de_vue</title>
        <description>Le rendez-vous du spectacle vivant dans les Alpes-Maritimes</description>
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                <title>Patrimoine</title>
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                <author>noreply@ (L U C)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 10 Aug 2008 18:48:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;Presque huit années séparent &lt;i&gt;Shakespeare in Love&lt;/i&gt; — réalisé par John MADDEN et sorti en France en mars 1999, de &lt;i&gt;Molière&lt;/i&gt; — comédie de Laurent TIRARD sortie en janvier 2007.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; Mais il n’y a pas que le temps qui sépare ces deux œuvres, il y a surtout le choix de “ l‘angle d‘attaque ”. En effet, bien que ces films soient tous deux une fiction sur la vie d’un grand dramaturge, le résultat est fort différent, contrairement aux apparences.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://l-illustretheatre.hautetfort.com/media/00/02/1515406280.jpg&quot; id=&quot;media-1213179&quot; alt=&quot;Illustre-Patrimoine-01.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://l-illustretheatre.hautetfort.com/media/01/00/1833710408.jpg&quot; id=&quot;media-1213182&quot; alt=&quot;Illustre-Patrimoine-04.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;Le réalisateur français&lt;/span&gt; a pris le parti de traiter la question des personnages.&lt;/b&gt; Romain DURIS incarne Molière qui se fait passer pour un certain monsieur Tartuffe, Fabrice LUCHINI joue monsieur Jourdain et Ludivine SAGNIER compose une Célimène assez peste. Aucune pièce en particulier n’est ici mise en avant, mais au contraire un florilège de scènes ou même de répliques toutes connues du grand public. En imaginant que Jean-Baptiste POQUELIN a pu s’inspirer de toutes les situations qu’il a vécues, on s’attache à l’ensemble de son œuvre.&lt;br /&gt; John MADDEN, en revanche, a imaginé que c’est une relation amoureuse qui a inspiré &lt;i&gt;Roméo et Juliette&lt;/i&gt; à son auteur. Film centré donc sur la genèse d’une seule pièce et ne comportant pas de personnages du répertoire. Jusque là, il n’y a pas de reproche à formuler, seulement des différences à pointer.&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;&lt;br /&gt; Malheureusement, malgré les louanges qui ont accompagné la sortie de &lt;i&gt;Shakespeare in Love&lt;/i&gt;,&lt;/span&gt; ce film n’est qu’une comédie sympathique, sans panache et sans génie.&lt;/b&gt; Quel dommage : l’idée de faire parler SHAKESPEARE himself avec les répliques de sa future pièce ouvrait des pistes très intéressantes tant pour le scénario que pour le jeu des comédiens ; idem pour la fameuse «&amp;nbsp;mise en abîme&amp;nbsp;» : le spectateur du film voit des comédiens qui jouent le rôle de comédiens en train de répéter un spectacle.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Las, les émotions jouées par les acteurs lorsqu’ils sont sur scène sont les mêmes que lorsqu’ils jouent la “ vraie vie” ; et la panoplie d’humour, de rebondissements et de trouvailles déployés dans cette histoire sont marqués de l’empreinte d’Hollywood : des choses bien ficelées, de bonne facture, mais très formatées pour le grand public. Il n’y a pas de prise de risque et pas de signature particulière.&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://l-illustretheatre.hautetfort.com/media/01/02/502479128.jpg&quot; id=&quot;media-1213200&quot; alt=&quot;Illustre-Patrimoine-02.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;Le &lt;i&gt;Molière&lt;/i&gt; de Laurent TIRARD&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; lui, donne vraiment l’envie de pénétrer l’âme de l’artiste, de vivre sa vie, de devenir saltimbanque à son tour.&lt;/b&gt; La scène où Romain DURIS/Molière imite différentes sortes de chevaux est un pur moment d’anthologie. Les sentiments exprimés par les personnages, sans édulcorant, émeuvent davantage par leur force.&lt;br /&gt; Les passages amusants sont plus subtils ; un exemple : la fameuse scène de la “ Galère ” extraite des &lt;i&gt;Fourberies de Scapin&lt;/i&gt; est ici reproduite presque intégralement ; comme dans la pièce, le vieux bourgeois se laisse extorquer 500 écus pour récupérer sa fille, qu’on lui fait croire prisonnière, otage des Turcs. Au fil des répliques, le spectateur sourit parce qu’il croit reconnaître les &lt;i&gt;Fourberies de Scapin&lt;/i&gt;. Il pense que, comme dans la comédie de MOLIÈRE, l’argent extorqué servira les plans du héros. Mais soudain, patatras ! A peine la bourse vient-elle de se délier que la fille, censée être à bord d’une galère, apparaît avec fracas dans la maison. Le plan tombe à l’eau… et le spectateur est piégé lui aussi !&lt;br /&gt; Il en est ainsi de tous les emprunts fait au texte : il sont toujours déformés, détournés, retravaillés, dédoublant ainsi le plaisir du spectateur qui s’amuse à identifier les passages qu’il a étudié au collège mais qui s’étonne également du nouvel emploi qui en est fait.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://l-illustretheatre.hautetfort.com/media/00/02/546508968.jpg&quot; id=&quot;media-1213205&quot; alt=&quot;Illustre-Patrimoine-03.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;J’espère que l’on ne me taxera pas d’anti-américanisme ou bien de chauvinisme, &lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;mais examinons seulement les titres &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; le film français est désigné — tout comme son prédécesseur de 1978, le film d’Ariane MNOUCHKINE — par le nom seul de MOLIÈRE, alors que le film anglo-américain est affublé des mots «&amp;nbsp;In Love&amp;nbsp;» après le nom de SHAKESPEARE.&lt;br /&gt; Les producteurs ont-ils craint que les spectateurs bouderaient un film qui raconte la vie d’un auteur de théâtre ? Fallait-il à tout prix dire que l’amour passerait par là pour attirer du monde dans les salles obscures ? Ce «&amp;nbsp;In Love&amp;nbsp;» est de trop, il est révélateur d’un manque confiance dans le public.&lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;A la décharge des anglo-américains,&lt;/span&gt; le public français&lt;/b&gt; connaît peu le patrimoine classique anglais et bien mieux le patrimoine français. (Et vice-versa !) Nul doute que beaucoup de fines allusions utilisées dans &lt;i&gt;Shakespeare in Love&lt;/i&gt; m’ont échappé. Je ne veux pas dire ici que le travail de John MADDEN est nul. Je suis simplement navré de constater qu’on identifie les deux films comme jumeaux. Non, &lt;i&gt;Molière&lt;/i&gt; ne ressemble pas à &lt;i&gt;Shakespeare in Love&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Je terminerai avec une &lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;opinion très personnelle&lt;/span&gt; :&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://l-illustretheatre.hautetfort.com/media/02/00/1345067768.3.jpg&quot; id=&quot;media-1213216&quot; alt=&quot;Illustre-Patrimoine-05.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;l’acteur Romain DURIS me fait penser, par son talent couplé à une grande maîtrise technique, par l‘étendue de son registre, à Philippe CAUBÈRE.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://l-illustretheatre.hautetfort.com/media/00/02/395075624.jpg&quot; id=&quot;media-1213215&quot; alt=&quot;Illustre-Patrimoine-06.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;Est-ce une coïncidence ? Philippe CAUBÈRE a joué le rôle titre dans le &lt;i&gt;Molière&lt;/i&gt; d’Ariane MNOUCHKINE en 1978…&lt;/p&gt; 
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                <title>Traduction</title>
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                <author>noreply@ (L U C)</author>
                                                <category>Point de vue</category>
                                                <pubDate>Sat, 02 Aug 2008 14:18:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;«&amp;nbsp;Bedeckt diesen Busen, ich kann seinen Anblick nicht ertragen;&amp;nbsp;»&lt;/font&gt; Cette célèbre réplique du &lt;i&gt;Tartuffe&lt;/i&gt; de MOLIÈRE est plus aisément reconnaissable dans sa version française d’origine&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Couvrez ce sein que je ne saurais voir&amp;nbsp;».&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Je reviens d’une semaine de vacances en Forêt Noire, et j’ai entre autre ramené une édition allemande du Tartuffe, avec sa traduction française, destinée aux étudiants d’outre-Rhin qui apprennent le français.&lt;br /&gt; C’est une pièce de cinq actes en vers, mais le traducteur n’a pas eu la possibilité de maintenir les rimes des alexandrins ni leurs douze pieds caractéristiques.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;Je me posais depuis longtemps cette question au sujet des traductions&lt;/font&gt; et j’ai eu l’occasion de l’approfondir&lt;/b&gt; lorsque mes hôtes allemands m’ont offert cet exemplaire du &lt;i&gt;Tartuffe&lt;/i&gt;. Car je venais de leur dire que je répète cette pièce pour la jouer (peut-être&amp;nbsp;!) à l’automne prochain.&lt;br /&gt; Il s’agira de la première version que MOLIÈRE avait écrite, donc une pièce en trois actes seulement. En effet, la toute première mouture que l’auteur produisit fut rapidement censurée par le pouvoir. Pourtant, des représentations furent données devant le cardinal légat du pape, devant le grand Condé et même devant Monsieur, le frère du roi. Sa Majesté devait d’ailleurs, quelques mois plus tard, nommer la troupe de MOLIÈRE &lt;i&gt;troupe du roi&lt;/i&gt; avec une pension de 6000 livres (énorme pour l’époque). Mais malgré cela, la &lt;i&gt;cabale des dévots&lt;/i&gt; fut la plus forte et la pièce dut être révisée par deux fois avant d’être acceptée par tous.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://l-illustretheatre.hautetfort.com/media/02/01/1269484110.jpg&quot; alt=&quot;Illustre-Tartuffe-01.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0px; margin: 0.7em 0px&quot; id=&quot;media-1169316&quot; name=&quot;media-1169316&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;En réalité,&lt;/font&gt; beaucoup supposent que même les trois actes primitifs ont été modifiés.&lt;/b&gt; Sans doute quelques portraits trop précis de personnalités faisant partie de la &lt;i&gt;Cabale&lt;/i&gt; ont été adoucis et quelques allusions à des événements récents furent supprimés. Mais le plus important, il me semble, reste l’ajout de deux actes entiers, excusez du peu, nécessaires à une modification plausible de l’histoire. Plausible… non. Même lui n’y est pas arrivé. La fin de ce &lt;i&gt;Tartuffe&lt;/i&gt; est ridicule, béni-oui-oui, con-con. Et dire que c’est cette troisième version édulcorée que l’on édite encore aujourd’hui&amp;nbsp;; dire que des générations d’étudiants lisent sans broncher les cinq actes jusqu’à la fin. Et pire, des générations de spectateurs ont pu applaudir un &lt;i&gt;Tartuffe&lt;/i&gt; dénaturé et compromis.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;b&gt;Sans doute que notre version ne pourra pas respecter intégralement le texte primitif, &lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;celui-ci ayant disparu,&lt;/font&gt;&lt;/b&gt; mais tout de même, nous rendrons à MOLIÈRE ce qui lui appartient&amp;nbsp;: son courage, ses idées, son art.&lt;br /&gt; Au début de l’année 1664, Jean-Baptiste POQUELIN a écrit une première version du &lt;i&gt;Tartuffe&lt;/i&gt;. Cette version était très osée pour l’époque. Il l’a écrite quand même. Il a tenté le coup. Ensuite, a-t-il corrompu son œuvre, a-t-il vendu son âme pour permettre à sa pièce de continuer&amp;nbsp;? Ce n’est pas, à mon sens, une attitude méprisable. Tout faire plutôt que de laisser sa pièce dans les cartons.&lt;br /&gt; Les gentils rebelles d’aujourd’hui diraient le contraire&amp;nbsp;: ne rien lâcher, ne rien modifier, plutôt ne rien produire que de montrer une œuvre qui ne vienne pas à 100% de soit. Et Cyrano lui-même ne répond-il pas au Comte DE GUICHE&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Impossible, Monsieur ; mon sang se coagule / En pensant qu'on y peut changer une virgule.&amp;nbsp;»&lt;br /&gt; Cependant, je reste persuadé que, lorsqu’on a le théâtre dans le sang, on préfère se résigner à des concessions et jouer, plutôt que de rester seul avec sa fierté intacte mais avec une production égale à zéro. Notre amour-propre passe après notre amour de la scène.&lt;br /&gt; Beaucoup, vraiment beaucoup d’artistes, et pas seulement au théâtre, vivent cela quotidiennement. La concession.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;img src=&quot;http://l-illustretheatre.hautetfort.com/media/01/00/829069614.jpg&quot; name=&quot;media-1169299&quot; alt=&quot;Illustre-Tartuffe-03.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0px; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; float: left&quot; id=&quot;media-1169299&quot; /&gt;Il me vient en mémoire &lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;un tel désagrément qu’a vécu HERGÉ&lt;/font&gt;.&lt;/b&gt; Ceux qui ont lu &lt;i&gt;On a Marché sur la Lune&lt;/i&gt; savent que vers la fin de l’album, l’ingénieur WOLF se sacrifie en se jetant dans l’espace, hors de la fusée lunaire, se condamnant à une mort certaine. Sur le billet d’adieu qu’il adresse au reste de l'équipage, il écrit entre autre&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;… quant à moi, un miracle peut-être me permettra d’en réchapper…&amp;nbsp;». C’est aussi ridicule, béni-oui-oui et con-con que l’acte V du &lt;i&gt;Tartuffe&lt;/i&gt;&amp;nbsp;! WOLF, comme le lecteur, sait très bien que c’est absolument impossible, qu’il n’y aura pas de miracle. Mais HERGÉ a dû céder à de multiples pressions, face à tous ceux qui pensaient qu’on ne doit pas parler de suicide dans une publication pour les jeunes, et rajouter cette phrase qu’il regrettera toute sa vie.&lt;img src=&quot;http://l-illustretheatre.hautetfort.com/media/02/00/367855544.JPG&quot; name=&quot;media-1169305&quot; alt=&quot;Illustre-Tartuffe-04.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0px; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; float: right&quot; id=&quot;media-1169305&quot; /&gt;&lt;br /&gt; Je reste persuadé que MOLIÈRE a du longtemps souffrir de ce remaniement forcé de sa pièce, que lui aussi l’a regretté toute sa vie, mais qu’il a préféré cela au néant, au rien, au non-théâtre.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;font color=&quot;#FFCC99&quot;&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#FFCC99&quot;&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;b&gt;Enfin, &lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;lorsque vous vous amuserez à citer ce texte&lt;/font&gt;, ne dites plus&lt;/b&gt; «&amp;nbsp;«&amp;nbsp;&lt;u&gt;Cachez&lt;/u&gt; ce sein…&amp;nbsp;» mais bien «&amp;nbsp;&lt;u&gt;Couvrez&lt;/u&gt; ce sein que je ne saurais voir.&amp;nbsp;» COUVREZ&amp;nbsp;! Je ne sais pas pourquoi, mais tout le monde dit CACHEZ. Tartuffe est bien trop subtil pour donner un ordre ostensiblement si prude, conservateur et directif. Il sait, par son langage, arrondir les angles qui peuvent blesser. COUVREZ&amp;nbsp;! «&amp;nbsp;Couvrez ce sein que je ne saurais voir…&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://l-illustretheatre.hautetfort.com/media/00/02/202027166.jpg&quot; name=&quot;media-1169309&quot; alt=&quot;Illustre-Tartuffe-02.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0px; margin: 0.7em 0px&quot; id=&quot;media-1169309&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; 
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                <title>R. S. C. ou la tentation</title>
                <link>http://l-illustretheatre.hautetfort.com/archive/2008/05/22/r-s-c.html</link>
                <author>noreply@ (L U C)</author>
                                                <category>Point de vue</category>
                                                <pubDate>Thu, 22 May 2008 16:18:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une de mes amies m’a raconté un soir que, ayant vécu Outre-Manche, elle avait eu le privilège &lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;d’assister à une représentation de &lt;em&gt;Macbeth&lt;/em&gt;, de William SHAKESPEARE,&lt;/font&gt; par la Royal Shakespeare Company.&lt;/strong&gt; Instantanément, je me suis senti comme happé dans un rêve. Presque jaloux.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1029378&quot; src=&quot;http://l-illustretheatre.hautetfort.com/media/00/02/1093828229.jpg&quot; alt=&quot;1093828229.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1029378&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;La Royal Shakespeare Company, de même que la Comédie Française, &lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;est une institution qui fait rêver&lt;/font&gt;.&lt;/strong&gt; Eh oui, «&amp;nbsp;institution&amp;nbsp;». Interrogé au téléphone pour France-Inter, Jacques WEBER rappelait que le théâtre doit rester un lieu d’insolence avant tout. «&amp;nbsp;Insolence&amp;nbsp;» étant compris dans le sens de faire débat, faire parler, provoquer la réflexion — rejoignant ainsi mon idée que le théâtre est le lieu de la grande cérémonie du dialogue collectif et de l’échange. Or le mot institution peut faire penser, à juste titre, que l’insolence est domestiquée, muselée, et que la grande cérémonie deviendra impossible. Les artistes de tous bords critiquent tôt ou tard un de ces grands vaisseaux&amp;nbsp;;&amp;nbsp;et cet académisme qu’ils dénoncent comme un carcan, une vieillerie poussiéreuse voire un ennemi.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;Et pourtant, paradoxe supplémentaire,&lt;/font&gt; c’est le rêve de chacun d’entre nous de pénétrer un jour dans ces murs vénérables.&lt;/strong&gt; (Moi-même, à une échelle bien plus modeste, j’ai autrefois accepté de jouer dans une comédie ennuyeuse et mal écrite, avec un metteur en scène incompétent et sans imagination, un rôle qui ne me plaisait pas nécessitant six mois de répétitions inutiles, le tout gratuitement, tout cela rien que pour pouvoir me dire que j’avais joué au palais Acropolis de Nice devant 750 personnes&amp;nbsp;! Recommencerais-je aujourd’hui&amp;nbsp;? C’est fort possible…)&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;La &lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;Royal Shakespeare Company&lt;/font&gt;, ce soir-là, n’a pas raté son rendez-vous avec le public.&lt;/strong&gt; Public anglophone, cela va de soi. C’était, à en croire mon amie, extraordinaire.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1029379&quot; src=&quot;http://l-illustretheatre.hautetfort.com/media/01/01/1005727205.jpg&quot; alt=&quot;1005727205.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1029379&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;Lorsqu’une telle œuvre doit traverser le Channel, de deux choses l’une&amp;nbsp;:&lt;/font&gt; on la joue dans la langue de Shakespeare, justement, ou bien on la traduit.&lt;/strong&gt; Dans les deux cas, est-ce que l’on y perd en qualité&amp;nbsp;? Il en est plusieurs pour m’affirmer que non&amp;nbsp;; que, si les comédiens sont talentueux, on peut parfaitement entendre un spectacle de deux heures sans savoir parler anglais&amp;nbsp;ou qu’une bonne traduction, servie par ces mêmes comédiens talentueux, fera voyager tout autant. Je reste très sceptique.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Depuis quelques temps, je réalise que &lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;les sons peuvent influencer, sinon inspirer,&lt;/font&gt; le jeu de l’acteur.&lt;/strong&gt; Aucun mot de la langue n’est réellement dû au hasard. Or, dans le cas d’une traduction, aussi bonne soit-elle, je me dis que ces sons originels ne peuvent être restitués. D’autre part (l’ai-je déjà dit ici&amp;nbsp;?) je pense que la culture est l’âme d’un peuple, la langue est l’âme de la culture et l’accent est l’âme de la langue. Rien n’étant anodin, tout ne peut pas être transposé dans une traduction.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img name=&quot;media-1029381&quot; src=&quot;http://l-illustretheatre.hautetfort.com/media/00/01/1966304636.jpg&quot; alt=&quot;110232661.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1029381&quot; /&gt;«&amp;nbsp;Eh bien, tu n’as qu’à choisir d’écouter la version originale&amp;nbsp;» me répondrez-vous&amp;nbsp;!&lt;/strong&gt; Là encore, c’est embêtant car, ne parlant pratiquement que le français, beaucoup d’informations vont m’échapper, malgré la musique des mots et des intonations. Une pièce de théâtre est un &quot;matériau composite&quot;. On peut difficilement se passer d’une de ses composantes, et les informations données par le texte en font partie.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Attention, j’ai dit que je restais sceptique, mais pas fermé. Si un jour, une troupe telle que la Royal Shakespeare Company passe par ici, je crois que je succomberais à la tentation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Y a pas d’Mai</title>
                <link>http://l-illustretheatre.hautetfort.com/archive/2008/05/15/y-a-pas-d-mai.html</link>
                <author>noreply@ (L U C)</author>
                                                <category>Point de vue</category>
                                                <pubDate>Thu, 15 May 2008 17:35:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img name=&quot;media-1017435&quot; src=&quot;http://l-illustretheatre.hautetfort.com/media/00/01/317567818.jpg&quot; alt=&quot;317567818.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1017435&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Festins des Cougourdons, Festival du Jazz… &lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;Les jardins de Cimiez servent de lieu&lt;/font&gt; à beaucoup de manifestations.&lt;/strong&gt; Celle de la Fête des Mai est-elle &quot;typiquement&quot; Niçoise&amp;nbsp;? Pourtant, l’origine en est éloignée, dans le temps comme dans l’espace&amp;nbsp;:&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;à l’époque où on honorait Cybèle, la Déesse de la Terre, on allait abattre un pin qui représentait le Dieu Attis, endormi pendant les longues nuits d’hiver et réveillé par la Déesse au printemps, pour fêter le renouveau de la nature. Cybèle était honorée dans l'ensemble du monde antique. Elle est connue en Grèce dès le V&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle avant JC.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;La légende phrygienne rapporte que Cybèle enfant fut abandonnée sur une montagne et élevée par des lions ou des léopards. Elle créa des danses et ses serviteurs, les Corybantes, célébrèrent ses rites. Disposant du don de guérison universel, Cybèle protégeait les enfants et les animaux sauvages. La déesse tombera amoureuse d'Attis qui finira par la tromper. Cybèle le rendra fou au point qu'Attis s'émasculera.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mais ce n’est qu’une des variantes et traditions&lt;/strong&gt; visant à expliquer notamment que les prêtres de Cybèle, les Galles, sont des eunuques. (Ils pratiquaient des rituels d'autocastration, parfois avec de simples pierres tranchantes&amp;nbsp;!) Une autre affirme qu’Attis sera transformé en pin et que cet arbre lui sera consacré. Attis n'apparaît que rarement en Grèce, davantage à Rome sous l'empereur Claude et constitua l'un des plus importants cultes à mystères de l'Empire Romain. Cybèle sera identifiée par les Grecs à Rhéa, l'épouse de Cronos. On la nomme aussi Ops, Vesta, Tellus, la Bonne Déesse…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Toutes ces légendes, ces fêtes ont ensuite évolué différemment&amp;nbsp;au long des siècles et selon les pays. Dans certaines parties d’Europe, le retour du printemps est encore célébré par un pin dressé sur une place. Avec la fête des Mai, le pin a été remplacé par un mât. Autrefois garnis de victuailles ou de friandises, destinés selon l’époque aux pauvres ou aux enfants, ce mât est aujourd’hui garni de fleurs.&lt;/font&gt; &lt;font size=&quot;2&quot;&gt;C’est donc une fête universelle accommodée à la sauce locale.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1017429&quot; src=&quot;http://l-illustretheatre.hautetfort.com/media/01/02/1431161242.jpg&quot; alt=&quot;1431161242.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1017429&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;Mais le but de ce propos&lt;/font&gt; n’est pas de faire un cours magistral sur l’histoire des coutumes locale,&lt;/strong&gt; j’en serai fort peu capable. Je me demandais plutôt, en voyant ces jeunes gens costumé faire la farandole autour du mât, si cela aussi était du Spectacle Vivant. On va dire que je m’ennuie au point de poser des questions là où il n’y a pas lieu d’en poser, et pourtant.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;Bien sûr, ces filles et ces gars ont donné de leur temps et de leur énergie,&lt;/font&gt; bien sûr qu’ils l’ont fait par plaisir&amp;nbsp;;&lt;/strong&gt; certains ont sûrement dû travailler beaucoup pour obtenir des costumes convenables, des danses entraînantes&amp;nbsp;; bref, une fête des Mai réussie. Et pourtant. Je préfère qualifier cette manifestation de «&amp;nbsp;Patrimoine Vivant&amp;nbsp;». En effet, même si les protagonistes sont bel et bien vivants, il me semble qu’il ne peut pas y avoir vraiment d’acte de création. Car enfin, dans cette paire de mots «&amp;nbsp;Spectacle Vivant&amp;nbsp;», il me semble que Vivant désigne autant les artistes que leurs œuvres. Or, la fête des Mai offre des Spectacles qui abritent une tradition culturelle. On fait la fête aujourd’hui avec le patrimoine d’hier. Ce n’est ni meilleur ni pire, c’est différent.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Et lorsqu’il arrive de faire appel à une compagnie professionnelle pour animer ce genre de manifestation, on donne bien un cachet à des Intermittents du Spectacles, mais ce label regroupe un ensemble de métiers très différents, et n’est donc pas le gage que l’on a affaire à du Spectacle Vivant.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Oh ! Un poadcast !</title>
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                <author>noreply@ (L U C)</author>
                                                <category>Point de vue</category>
                                                <pubDate>Sun, 13 Apr 2008 00:17:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;strong&gt;Voici le tout premier poadcast sur l'Illustre Théâtre, &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;et probablement un des rares qui pourra y figurer.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;La&lt;/font&gt; raison de cette rareté étant que la &quot;captation de spectacle&quot; est une affaire de professionnels très spécialisés, et&amp;nbsp;que les quelques images disponibles sur le Net sont vraiment médiocres,&amp;nbsp;souvent inutiles.&lt;br /&gt; Mais aujourd'hui, il s'agissait d'illustrer un thème presque aussi ancien que l'art : la censure. Illustrer et non juger ! En effet, baignant souvent dans un environnement anti-censure (la censure de la censure, si vous préférez), il me semblait bon d'essayer de montrer les deux parties &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;—&lt;/span&gt; censeur et censuré&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;—&lt;/span&gt; sans condamner l'un&amp;nbsp;et soutenir l'autre de façon inconditionnelle.&lt;br /&gt; Mais cliquez donc sur l'image avant de lire la suite&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;…&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;object classid=&quot;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&quot; codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,29,0&quot; width=&quot;320&quot; height=&quot;256&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x4zp37&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;menu&quot; value=&quot;false&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;&quot; /&gt; &lt;embed src=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x4zp37&quot; wmode=&quot;&quot; quality=&quot;high&quot; menu=&quot;false&quot; pluginspage=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;320&quot; height=&quot;256&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;strong&gt;Cette vidéo est&amp;nbsp;accompagnée du commentaire suivant :&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;«&lt;/span&gt; Goudronnage des mots : la municipalité de Cuers (Var) vient d’innover en expérimentant une forme de censure adaptée à l’espace public quand l’artiste utilise la rue comme page d’écriture. Le maire nouvellement élu de Cuers a porté plainte contre l’auteur et artiste, Caroline AMOROS de la compagnie Princesses Peluches pour “ dégradation de la voie publique ”, suite à une représentation de son spectacle de théâtre de rue proposée lors de la troisième édition des “ Petits Bonheurs de Mars ”, organisée par la ville de Cuers. &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;»&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;Ainsi la question est posée :&lt;/font&gt; effacer une trace, un signe que l'on offre et impose aux passants&lt;/strong&gt; (c'est à dire tous les arts de la rue, ceux que le passant ne peut pas ne pas voir, théâtre, danse, musique, graff...) est-il un acte de censure ?&lt;br /&gt; Dans cet exemple précis, nous ne disposons pas de tous les éléments permettant une vision impartiale. Allez tout de même faire un tour avec votre moteur de recherche en y inscrivant &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;«&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; Caroline AMOROS &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;em&gt;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;. Vous y trouverez&amp;nbsp;la version des faits&amp;nbsp;de cette dernière mais aussi celui de la nouvelle municipalité, des indications sur la convention passée entre la commune et la compagnie ; vous y apprendrez aussi qu'un véritable bras de fer s'est engagé avec la nouvelle municipalité, qui a d'ailleurs déposé&amp;nbsp;une&amp;nbsp;plainte &quot;musclée&quot;. Et bien sûr,&amp;nbsp;certains organismes et journaux criant au scandale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;strong&gt;Si la version de la C&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;sup&gt;ie&lt;/sup&gt;&lt;/span&gt; Princesses Peluches est réelle,&lt;/strong&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;strong&gt;alors en effet le nouveau maire UMP de Cuers, petite commune du Var, a agit sans réfléchir,&lt;/strong&gt; probablement pour intimider les acteurs locaux de la Culture. Mais au-delà de l'exemple, c'est la légitimité de la censure (ou bien sa contestation) dont il est question. Parmis les nombreuses réactions à cette navrante affaire, certains parlent des murs désespérément blancs ou gris, alors qu'il suffirait de laisser des artistes y peindre de jolis graffs. Ces personnes ne se soucient pas de savoir si d'autres se réjouissent de voir les murs de leur rue certes un peu vides mais harmonieux malgré tout.&lt;br /&gt; Vous montez une pièce de théâtre, elle est interdite&amp;nbsp;de salle :&amp;nbsp;c'est une censure inutile et injustifiée (seul le public volontaire pourrait y assister). Vous décidez, le c&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;œ&lt;/span&gt;ur sur la main, d'offrir au passant une trace de votre sensibilité, c'est beau et c'est généreux, mais c'est un peu cavalier. Est-ce alors un acte de censure que d'aller contre cette volonté ?&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;Attention, je&amp;nbsp;ne me noie pas&amp;nbsp;dans un verre d'eau,&lt;/font&gt; j'ai simplement&amp;nbsp;posé un exemple pour poser une question de fond.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>En vitrine</title>
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                <author>noreply@ (L U C)</author>
                                                <category>Point de vue</category>
                                                <pubDate>Sat, 22 Mar 2008 23:51:00 +0100</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://l-illustretheatre.hautetfort.com/media/01/02/1351048892.jpg&quot; alt=&quot;1981115250.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-917171&quot; name=&quot;media-917171&quot; /&gt;Depuis 13h00 a commencé « 06 en scène&amp;nbsp;», troisième édition.&lt;/font&gt; Jusqu’à lundi soir, près d’une centaine de spectacles gratuits vont défiler à Acropolis.&lt;/strong&gt; Le Conseil Général des A.M. nous offre un concept de festival un peu «&amp;nbsp;usine et travail à la chaîne&amp;nbsp;», mais c’est une règle du jeu qu’acceptent volontiers les participants, ravis de pouvoir montrer leur travail à un public vraiment nombreux et de faire leur vitrine avec un petit budget.&lt;br /&gt; Je serai là-bas lundi après-midi, et j’espère bien en rapporter quelques commentaires des participants.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;Et à propos de commentaire, en voici un glané ça et là&lt;/font&gt; et que je souhaitais reproduire ici&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Un budget culturel insignifiant pour une cinquième ville de France, l'inexistence de projets en cours à dimension européenne et la non prise en compte des citoyens en tant qu'acteurs culturels dans la cité&amp;nbsp;», telles sont les raisons officieuses justifiant l'éviction de Nice comme capitale européenne de la culture&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Même dans le cas où ce commentaire ne reflèterait pas la réalité&lt;/strong&gt; (ce qui m’étonnerait un peu), il mérite qu’on s’y&lt;img src=&quot;http://l-illustretheatre.hautetfort.com/media/02/01/382635430.jpg&quot; alt=&quot;1572661915.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-917172&quot; name=&quot;media-917172&quot; /&gt; attarde quelques minutes&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;... prise en compte des citoyens en tant qu'acteurs culturels ...&amp;nbsp;». Cette notion peut avoir un sens différent selon qui l’énonce. La piste que suit actuellement Mme Christine ALBANEL, ministre de la culture, c’est l’idée que la production artistique, la création, convienne à un maximum de personne. Que l’argent public ne soit plus jeté par les fenêtres et ne serve qu’à des spectacles qui plaisent immédiatement à un public nombreux.&lt;/font&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Mais l’autre sens que l’on peut donner à «&amp;nbsp;acteur culturel&amp;nbsp;», et que je préfère, c’est&amp;nbsp;: continuons à faire de l’art, continuons à créer sans savoir à l’avance si cela plaira à beaucoup de gens, bref, prenons des risques&amp;nbsp;; ensuite, et ensuite seulement, laissons le citoyen-acteur-culturel faire sa critique. Laissons lui le travail de digestion. Et le temps nous dira si telle œuvre était géniale ou pas.&lt;/font&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Cela coûte cher, bien sûr, comme tout ce qui améliore la vie de humains...&lt;/font&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Si le Spectacle Vivant doit faire son ménage, il vaut mieux alors songer à améliorer le système de répartition des ressources publiques.&lt;/font&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Lors de manifestations culturelles organisées par les collectivités publiques,&lt;/strong&gt; certaines compagnies sont elles-mêmes désignées comme organisatrices de la partie Spectacle Vivant, et à ce titre sont chargées de la programmation. Le résultat étant, oh surprise, que quatre spectacles sur cinq présentés sont produit par ces compagnies.&lt;/font&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Même choses aussi pour les salles&amp;nbsp;: dans une petite commune proche de Nice, l’unique lieu de représentation abrite deux troupes permanentes&amp;nbsp;: elles ont été fondées par des membres directs de la famille du gérant responsable de la salle.&lt;/font&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Souvent dans notre département mais aussi ailleurs, chacun des dispositifs d’aide à la culture est trop souvent détourné par des petits barons. La disproportion énorme entre les subventions allouées aux associations est plus qu’éloquente&amp;nbsp;: un rapport de 1 à 20 n’est pas rare, pour deux structures équivalentes.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Le travail d’acteur</title>
                <link>http://l-illustretheatre.hautetfort.com/archive/2008/02/29/le-travail-d-acteur.html</link>
                <author>noreply@ (L U C)</author>
                                                <category>Point de vue</category>
                                                <pubDate>Fri, 29 Feb 2008 17:48:00 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;Il y a quelques semaines, je lisais une interview consacrée à Johnny DEPP.&lt;/font&gt; Je souhaite citer ici deux passages parmi les quelques réponses qu’il avait bien voulu fournir :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-876056&quot; src=&quot;http://l-illustretheatre.hautetfort.com/media/02/01/15895714.JPG&quot; alt=&quot;1454899870.JPG&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-876056&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;« … Le plus difficile, c’était de mettre de la mousse à raser sur les visages et de faire semblant de les raser. C’est très désagréable de raser un adulte. Mais là non plus, je n’ai pas suivi de préparation spécifique ni d’entraînement particulier. Est-ce que l’on va prendre des cours de crime avant de jouer un criminel ?... »&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; Cette réflexion me plait. En effet, un comédien professionnel est censé pouvoir jouer (et non pas « faire semblant » !) n’importe quelle situation sans avoir à s’entraîner avec toute une batterie de moyens. Je n’aime guère ces artistes qui racontent volontiers leurs longues journées passées dans un commissariat, pour essayer de coller le plus possible à la réalité d’un personnage flic qu’ils doivent jouer. La réalité exacte et factuelle, retranscrite avec une minutie laborieuse, est rarement utile. La seule réalité importante est celle de l’artiste. Et à trop vouloir faire vrai, on ennui tout le monde, le public s’en va. Bien sûr, ce n’est pas une raison pour camper des personnages improbables à force d’invraisemblance, mais je crois que Johnny DEPP fera un bon barbier tout à fait convaincant sans avoir passé le moindre diplôme de raseur.&lt;br /&gt; Sur ce sujet, mon ami Vincent JOURDAN (oui, de REGARD-Indépendant, en lien &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://regardindependant.hautetfort.com/&quot; title=&quot;Lien vers le blog de REGARD-Indépendant.&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;ICI&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;), me citait l’anecdote suivante : Laurence OLIVIER voit Dustin HOFFMAN quitter le lieu du tournage pour aller faire trois tours de pâté de maisons en courant. Une fois de retour, on demande à l’acteur légèrement essoufflé quelle mouche l’a donc piqué. Il répond que, dans la scène qui va être tournée dans un instant, il doit être essoufflé. Et Laurence OLIVIER lui répond alors : « Mais vous ne pouviez pas simplement le JOUER ? »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Le deuxième extrait que je retiens est plus douteux :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;em&gt;« … Il ne faut pas avoir peur de s’enlaidir. Tous les gens que j’admire dans mon métier sont des acteurs de composition. Après tout, c’est notre rôle de se cacher dans des personnages extravagants et de se déguiser avec des accoutrements fantaisistes… »&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; En effet, point de coquetterie lorsqu’on est comédien. Là-dessus, je suis entièrement d’accord (encore que j’ai rarement vu Johnny DEPP particulièrement enlaidit par ses déguisement). La fin de sa réponse me paraît en revanche réductrice. Donner vie à un personnage n’est pas forcément synonyme de déguisement. J’irai même jusqu'à dire que cela va en contradiction avec ce qu’il a dit dans le premier extrait. Car on peut très bien être barbier et ne pas se promener dans la rue avec un bol de savon, être policier et être en civil etc.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;________________________________________________________________&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Avec l’annonce suivante,&lt;/font&gt; nous revenons à la scène&amp;nbsp;:&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La C&lt;sup&gt;ie&lt;/sup&gt; Le Théâtre du Fou propose&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;«&amp;nbsp;Arlequin Serviteur de deux Maîtres&amp;nbsp;»&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;De Carlo GOLDONI&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-876014&quot; src=&quot;http://l-illustretheatre.hautetfort.com/media/02/02/1294215895.gif&quot; alt=&quot;1294215895.gif&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-876014&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;u&gt;Mise en scène&amp;nbsp;:&lt;/u&gt; Bernard DORÉ&lt;br /&gt; &lt;u&gt;Avec&amp;nbsp;:&lt;/u&gt; Christine BIAGINI, Sabrina BREZZO, Bernard DORÉ, Robert DUVAL, Frédérique FERRIÉ, Marjorie COURBET et dans le rôle-titre Arnault SOULABAILLE.&lt;br /&gt; &lt;u&gt;Durée du spectacle&amp;nbsp;:&lt;/u&gt; 2h00&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;&quot;Arlequin travaille pour un maître qui le laisse affamé. Aussi, a-t-il l'idée de se mettre sous les ordres d'un second maître, sans qu'aucun des deux n'en soit averti. Mais, n'a-t-il pas trop préjugé de sa débrouillardise ?&quot;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-876037&quot; src=&quot;http://l-illustretheatre.hautetfort.com/media/02/01/874715062.jpg&quot; alt=&quot;296002852.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-876037&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;Cette pièce a été écrite par GOLDONI,&lt;/font&gt; auteur Italien né à Venise en 1707&lt;/strong&gt; (mais mort à Paris en 1793, car il s’exila en France à la suite de désaccords avec d’autres confrères)&lt;br /&gt; Comme Molière avant lui, il reprend les codes de la Commedia Dell’Arte non pas avec un canevas éternellement renouvelé mais avec un texte réellement construit, et un plus grand réalisme.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce spectacle sera joué à l’Espace Magnan&lt;br /&gt; 31, rue Louis de Coppet&lt;br /&gt; NICE (Nice-Ouest, proche de la piscine &quot;Jean Médecin&quot;)&lt;br /&gt; Du 28/02/2008 au 09/03/2008&amp;nbsp;: les jeudi, vendredi et samedi à 21h00 et les dimanche à 15h00&lt;br /&gt; Salle Jean Vigo&lt;br /&gt; Tarif Normal : 15 € - Tarif Réduit : 10 €&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La C&lt;sup&gt;ie&lt;/sup&gt; Le Théâtre du Fou a été crée en 1989 par&amp;nbsp;Bernard DORÉ, comédien et metteur en scène.&lt;br /&gt; Elle réside à l’Espace Magnan, où elle a monté une trentaine de pièces.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>H E L P   ! ! !</title>
                <link>http://l-illustretheatre.hautetfort.com/archive/2007/12/27/h-e-l-p.html</link>
                <author>noreply@ (L U C)</author>
                                                <category>Point de vue</category>
                                                <pubDate>Thu, 27 Dec 2007 01:05:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;Ca y est, c’est arrivé&amp;nbsp;! Nous aussi&amp;nbsp;!&lt;/font&gt; Nous aussi nous avons annulé une représentation…&lt;/strong&gt; Samedi dernier, c’était une représentation de «&amp;nbsp;Fando &amp;amp; Lis&amp;nbsp;» qui avait été supprimée, et bien, cela m’avait fait tout autant de peine que pour nous. Je ne supporte pas l’idée que le public soit devenu trop rare au point de devoir clairsemer les représentations.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Je sais, je sais, on me l’a déjà dit&amp;nbsp;: en période de fête, les gens sont moins disponibles pour aller voir un spectacle&amp;nbsp;; et c’est vrai… en partie.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;Je me souviens qu’il y a cinq ans,&lt;/font&gt; lorsque approchait la Noël,&lt;/strong&gt; les réservations se faisaient moins nombreuses, et nous savions que nous allions jouer devant des salles moins remplies. Mais il y avait suffisamment de monde pour maintenir la programmation. On n’annulait pas parce que c’était la Noël&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Non, c’est une certitude&amp;nbsp;et beaucoup de professionnels le disent&amp;nbsp;: la fréquentation des lieux de spectacle est en baisse. Affichage, annonces, horaires adaptés, tarifs avantageux, parking aussi parfois&amp;nbsp;; rien n’y fait. Les gens préfèrent rester chez eux.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://l-illustretheatre.hautetfort.com/media/00/02/476f714fc345e6ace8d68722e101c5c7.jpg&quot; alt=&quot;476f714fc345e6ace8d68722e101c5c7.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-740364&quot; name=&quot;media-740364&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Ce n’est pas une mauvaise chose en soi que de rester à la maison, et même, tenez, je suis prêt à l’avouer&amp;nbsp;: moi aussi il m’arrive de regarder «&amp;nbsp;Qui veut gagner des millions&amp;nbsp;». (Mais oui, quelques fois, après le travail, j’ai besoin de me délasser un peu en regardant un divertissement télévisé…) Mais tout de même, dès que j’ai la possibilité d’aller voir du beau, de l’intelligent, de l’humain, de l’art, dès que mes maigres moyens me permettent d’aller à la rencontre de spectacles vivants, j’en profite&amp;nbsp;! Je ne perds pas une occasion de profiter des ces moments où des femmes et des hommes qui ne se connaissent pas forcément ont décidé de partager ensemble un moment très spécial&amp;nbsp;: la Grande Cérémonie, celle du dialogue collectif.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;Que dites-vous&amp;nbsp;?&lt;/font&gt; Ah&amp;nbsp;! Oui&amp;nbsp;! C’est vrai, les gens n’ont plus de sou…&lt;/strong&gt; Vous avez raison de le rappeler. Enfin, presque, car permettez-moi d’évoquer ici le très grand nombre d’écrans de toutes sortes vendus cette année&amp;nbsp;: &lt;img name=&quot;media-740357&quot; src=&quot;http://l-illustretheatre.hautetfort.com/media/01/02/290e182e67791c37aece9d267ac0e16f.jpg&quot; alt=&quot;71af74ca618ab74431223a40f8f728c3.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-740357&quot; /&gt;TV bien sûr, mais aussi portables, consoles de jeux et autres MP4… Même lorsque ce n’est pas raisonnable, il nous reste toujours un petit peu d’argent pour s’offrir de quoi s’occuper les yeux avec de jolis pixels. Et puis, je vous le répète, il ne s’agit pas d’aller toutes les semaines hanter les lieux de spectacles, surtout lorsque les places sont hors de prix (avec un seul billet pour un concert à Nikaïa, on peut s’offrir facilement quatre places de théâtre, même au TNN, voui voui&amp;nbsp;!) Non, disais-je, il ne s’agit pas d’achever de se ruiner sur des sièges parfois inconfortables, il s’agit juste de penser à consacrer deux ou&amp;nbsp;trois soirées&amp;nbsp;par an&amp;nbsp;à découvrir des spectacles aussi beaux qu’étonnants&amp;nbsp;; à redécouvrir l’émotion partagée&amp;nbsp;et les applaudissements qui partent tout seuls (je sais, je sais, parfois ils ne partent pas tout seul, il y a la «&amp;nbsp;claque&amp;nbsp;», les copains qui viennent à deux ou trois pour rajouter de l’ambiance lorsqu’on est pas trop sûr du résultat).&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Allons, dans les Alpes-Maritimes, des salles, il y en a&amp;nbsp;; des compagnies, il y en a, des spectacles aussi, des volontés, des talents, tout ça se trouve chez nous. Il y a même des programmes, des affiches en quantité, des billetteries, des flashs à la radio ou parfois à la télévision&amp;nbsp;; on ne manque pas de festivals ni de manifestations culturelles. Tiens, et si on lançait le &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Chèque Cadeau Spectacle Vivant&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;Bon, et bien, ça va mieux moi.&lt;/font&gt; J’avais un gros cafard après cette annulation,&lt;/strong&gt; mais d’en avoir parlé, ça m’a un peu soulagé.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Je vous le répète, pour ma petite personne, ce n’est vraiment pas grave, c’est cette tendance générale qui m’inquiète fortement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://l-illustretheatre.hautetfort.com/archive/2007/12/09/le-temps-des-souffleurs.html</guid>
                <title>Le temps des souffleurs</title>
                <link>http://l-illustretheatre.hautetfort.com/archive/2007/12/09/le-temps-des-souffleurs.html</link>
                <author>noreply@ (L U C)</author>
                                                <category>Point de vue</category>
                                                <pubDate>Sun, 09 Dec 2007 20:35:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;C’est un phénomène qu’ont vécu la plupart des comédiens :&lt;/font&gt; lors des premières répétitions, lorsqu’on commence à travailler sur un texte, on se trouve soudain frappé d’amnésie.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Mais pas n’importe quand. Au début, tout va bien, si l’on a correctement appris son texte, on peu le restituer — d’une façon un peu mécanique certes. Puis vient le moment précis où l’on commence à jouer vraiment et à se concentrer sur le travail que nous demande le metteur en scène. C’est à ce moment là que l’on perd le fil, temporairement bien sûr.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;On nous interrompt dix fois&amp;nbsp;; on doit reprendre trois lignes en arrière&amp;nbsp;; on saute une scène, ou un acte&amp;nbsp;; on doit jouer d’une façon puis d’une autre ; on nous demande d’effectuer une action difficile et en même temps de respecter les placements et la diction tout en écoutant le partenaire…&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;Quelles associations sont nécessaires à notre cerveau&amp;nbsp;?&lt;/font&gt; Quel travail&amp;nbsp;? Je ne le sais pas.&lt;/strong&gt; Mais, même avec un texte appris «&amp;nbsp;plus-que-par-cœur&amp;nbsp;», les pannes arrivent très souvent. Tout se passe comme si l’apprentissage du texte devait inclure une chose invisible, non écrite sur la feuille de papier, mais qui a besoin tout autant que les mots d’être structurée et assimilée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;De cette constatation,&lt;/font&gt; deux conséquences à prévoir&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;il vaut mieux arriver à la première répétition avec le texte su parfaitement, même lorsqu’on sait que l’on va pouvoir le modifier plus ou moins librement. Ne pas compter, comme c’est trop souvent le cas, sur les premières séances de travail pour terminer de l’apprendre — ce qui en plus plombe le travail des autres&amp;nbsp;!&lt;br /&gt; Ensuite, il faut répéter suffisamment pour pouvoir digérer toutes les nouvelles contraintes qui viennent s’additionner au texte, et ainsi se sentir suffisamment prêt pour ne plus avoir peur du fameux trou de mémoire. Car plus on a peur de se planter, et plus cela risque d’arriver&amp;nbsp;!&lt;br /&gt; Pourtant, j’ai pu remarquer que nombre de metteurs en scène limitaient sciemment le nombre de répétitions. Ils pensent, et n’ont pas tort, que cela permet d’une part de ne pas trop s’enfermer dans une mise en scène définitivement figée, trop difficile à remettre en cause&amp;nbsp;; et d’autre part, en se mettant en danger, de travailler avec une énergie différente, de trouver d’autres façons de jouer, de prendre des risques.&lt;br /&gt; Je pense que cela est bon si le metteur en scène a, en plus, le talent de savoir avec qui il peut s’amuser à ce jeu-là.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;Comme beaucoup l’auront remarqué,&lt;/font&gt; elle est révolue l’époque&lt;/strong&gt; où le comédien à la mémoire défaillante pouvait se rapprocher discrètement du trou du souffleur. Encore un métier disparu, un métier d’autrefois&amp;nbsp;;)&lt;br /&gt; Aussi, pour conjurer cette fichue peur du blanc, qui nous prend souvent au moment de monter sur scène, chacun sa méthode&amp;nbsp;: certains vont discuter de tout et de rien jusqu’à la dernière minute, d’autres vont pratiquer toute une série d’exercices respiratoires, relaxants, dynamisants&amp;nbsp;; il y en a qui vont aller faire quelques pas dehors&amp;nbsp;; d’autres vont rester assis à lire pour la centième fois leur texte qu’ils connaissent pourtant sur le bout des doigts&amp;nbsp;; pour ma part, dix minutes avant de commencer, je me répète en boucle les deux trois premières répliques jusqu’à ce que je doive rentrer en scène…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Messieurs ! le jury !</title>
                <link>http://l-illustretheatre.hautetfort.com/archive/2007/10/07/messieurs-le-jury.html</link>
                <author>noreply@ (L U C)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 07 Oct 2007 21:10:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;Il y a une situation confortable et incommode à la fois&amp;nbsp;: être membre d’un jury.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;Vendredi soir, j’ai eu l’occasion d’être parmi ceux qui avaient à juger les spectacles qui étaient programmés durant trois jours, du 28 au 30 septembre dernier.&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Oui, le grand mot est lâché, le mot qui fait toujours débat dans l’univers de la culture&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;JUGER&amp;nbsp;» Arghhh&amp;nbsp;!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; C’est que, s’il est déjà difficile d’accepter l’idée d’être&amp;nbsp;évalué ou même comparé, ça l’est encore plus dans le domaine de l’art, secteur où le verbe «&amp;nbsp;mesurer&amp;nbsp;» ne signifie pas grand chose. Exercice d’autant plus ardu que l’artiste, s’il est honnête, met une part de lui-même dans ce qu’il accomplit. C’est ainsi qu’il y a les festivals AVEC récompense(s) et les festivals SANS récompense. Au Théâtre de l’Impasse, ils avaient choisi d’organiser leur premier festival AVEC une compétition. On m’a appelé, je suis venu.&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Pour ma part, cela ne me choque pas que l’on puisse mettre des spectacles «&amp;nbsp;en compétition&amp;nbsp;».&lt;/strong&gt; C’est même une excellente école, car on apprend à soumettre notre œuvre au regard tout à fait subjectif d’un public. Quoi qu’il arrive, en dehors de toute compétition, le spectacle sera de toute façon jugé par ceux qui le reçoivent&amp;nbsp;; et si le chalenge est un peu différent, il n’en reste pas moins cruel parfois, imprévisible aussi&amp;nbsp;mais toujours légitime. Même si le public est composé d’imbéciles, d’incultes, de cuistres et d’emmerdeurs, nous avons tous le droit de porter un jugement sur l’œuvre que l’artiste porte à notre regard.&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Et c’est d’ailleurs cela qui m’a gêné&lt;/strong&gt; lorsqu’on m’a présenté comme «&amp;nbsp;membre du jury&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: J’étais celui qui juge, et les autres, par conséquent, ceux qui ne jugent pas (ou au moins dont l’impression importe peu).&lt;br /&gt; Vous l’avez compris, je ne prétendrai jamais que mon avis prévaut sur celui des autres&amp;nbsp;; en revanche, j’ai pris mon rôle au sérieux&amp;nbsp;: on me demandait mon appréciation pour chaque show que je verrai, j’en ai marqué toute une tartine pour chacun, davantage pour expliquer et décortiquer que pour dire si c’était bon ou mauvais. Mais il fallait également donner une note sur vingt, je me suis plié à cette exigence. Selon le prestige de la manifestation culturelle, remporter le prix peut changer une vie, dans d’autres cas, on gagne une médaille en chocolat. Ici, il s’agissait quand même d’un chèque qui n’était pas de bois&amp;nbsp;: 300 €uros, destiné au vainqueur parmi [ … &lt;em&gt;de jeunes auteurs-comédiens qui ont travaillé toute la saison passée pour écrire, monter, tester leur nouvelle création et souvent leur premier spectacle. Durant la saison 2007-2008, ils n'auront de cesse que de jouer et se faire connaître du plus grand public&lt;/em&gt;… ] comme nous l’indiquait le programme de ce festival.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Lorsqu’on on tente l’aventure d’un spectacle, il faut être prêt à tout.&lt;/strong&gt; Comprenez&amp;nbsp;: il faut être prêt à recevoir tous les coups imaginables. Il faut apprendre à se protéger de la désillusion, de l’indifférence, de l’incompréhension, de la défaite et des mauvais jours, des conflits avec les organisateurs, les artistes, les ennemis et les amis, il faut se rendre plus solide face à une remise en cause de soi qui est permanente. Quoi de plus partial qu’un jury, si ce n’est le public lui-même&amp;nbsp;? Est-ce une bonne ou une mauvaise chose&amp;nbsp;? Qu’importe, c’est ainsi, et il faut s’y préparer. Pour cela, rien de mieux que de participer à de telles manifestations.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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